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Lioudmila Alexeïeva à Moscou en 2005
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Lioudmila Alexeïeva (1927-2018), doyenne du Groupe d’Helsinki

Cofondatrice du Groupe pour l’aide à l’implantation des accords d’Helsinki en URSS[1], Lioudmila Alexeïeva[2] s’est éteinte le 8 décembre 2018 dans un hôpital moscovite à l’âge de 91 ans, sans précision sur la cause de ce décès. La « baba » du mouvement des droits de l’homme en Russie nous quitte deux jours avant le soixante-dixième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, mais son dernier discours écrit pour cette occasion déplore l’affaiblissement de la société civile face à la propagande et aux manipulations d’État dans la Russie contemporaine. Selon elle, sont en cause le cynisme politique et le populisme qui méprisent les institutions promouvant les valeurs humaines, et pas uniquement en Russie.

À partir de 1965, Lioudmila Alexeïeva mène campagne pour défendre Iouli Daniel et Andreï Siniavski, deux écrivains dissidents inculpés selon l’article 70 du Code pénal russe pour « agitation et propagande antisoviétiques ». En 1968, ayant signé une lettre de protestation en faveur de dissidents connus dont Alexandre Ginsburg[3], elle perd son poste de journaliste scientifique aux éditions Nauka[4] et est expulsée du Parti communiste. Loin de se laisser intimider par la surveillance rapprochée du KGB, elle dactylographie la Chronique des événements actuels

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Dominique Desbois

Ingénieur d'études à l'Inra, en charge du programme PAUSE pour l'accueil des scientifiques exilés à la CFDT-Inra.