Au village de l’eau, avec les Soulèvements de la Terre
En juillet 2024, 10 000 personnes se sont retrouvées chaque jour, pendant six jours, autour d’un enjeu historique : le partage équitable de l’eau. Frédérique Zahnd fait le récit de ces journées, qui malgré une faible couverture médiatique représentent une victoire pour le mouvement des Soulèvements de la Terre, mis à mal en 2023 par une répression inouïe à Sainte-Soline et une dissolution déjouée de justesse. Cette persévérance témoigne de la puissante aspiration d'une partie de la jeunesse à un renouveau des pratiques démocratiques.
Il fallait le vouloir, en juillet dernier, pour se rendre au village de l’eau. Non seulement à cause de la répression traumatisante de 2023 et de la campagne de diffamation qui s’en est suivie. Mais aussi parce que rendez-vous était donné le 16 juillet dans la plaine agricole du Poitou, improbable lieu de villégiature : plus une forêt, plus un ruisseau, plus un bosquet ; de loin en loin les restes d’une haie déchiquetée. Ces départements où il devait faire bon vivre en 1950, sont désormais dévastés par l’agro-industrie. Comme le dit non sans humour l’article Charentes-Poitou de Wikipédia : « La maïsiculture irriguée dominante est durement touchée par la sécheresse notamment dans les Deux-Sèvres et en Charente-Maritime ». À part ce maïs extravagant, il y a aussi du blé, du tournesol. Certains champs sont en train d’être moissonnés par des machines qui s’activent jour et nuit. La terre orange, craquelée, poudreuse, s’infiltre partout. La ligne d’horizon est hérissée d’éoliennes qui battent les couchers de soleil avec un cliquetis incessant. Pour venir en aide à ces filières anachroniques, la France prévoit la construction de 200 méga-bassines.
Dans ce décor apocalyptique, un village sublime : Melle. Trois églises romanes et un maire, Sylvain Griffault, soutien au mouvement anti-bassines, qui a ouvert les portes de sa commune après le désastre de Sainte-Soline. Un an après, Melle accueille le Village de l’eau, six jours de conférences, concerts, et tables rondes. Installée en van sur le parking à deux kilomètres de Melle, je ne pourrai rejoindre le Village et le camping où s’alignent des centaines de tentes, qu’en vidant mon sac à chaque passage et en déclinant mon identité. 3000 gendarmes sillonnent le pays, à moto, en camionnette, et même à cheval. Leur mission : filtrer, ficher, confisquer. Ils prélèvent les opinels, les casques pour se protéger des LBD, les masques pour se protéger des gaz, les gants qui permettraient de renvoyer les grenades lacrymogènes, mais aussi les sardines de tente - armes offensives (sic) - et même les bleus de travail, uniformes des activistes de l’eau. Pendant six jours, toute la journée et toute la nuit, ces gendarmes se relaieront pour contrôler l’accès au village, et distribuer leurs flyers intimidants. Les hélicoptères tourneront en permanence au-dessus de nos têtes, de plus en plus bas, délivrant dans leur souffle des interdictions formelles de manifester, déclenchant de grandes vagues de « ACAB » qui se propagent d’un bout à l’autre du camp. Coûteux dispositif qu’on pourrait dire performatif, car il contribue à installer dans les imaginaires l’épithète de « terroriste » qu’ont essuyée, avant les Soulèvements, bien d’autres résistants.
Un village avec qui et pour quoi faire ?
D’après le Méga-guide du village de l’eau, ce sont plus de 100 collectifs et organisations qui appellent à lutter contre les bassines, « ces énormes infrastructures financées à 70% par de l’argent public, dernière fuite en avant d’une système agro-industriel en bout de course, qui dégrade et assèche depuis trop longtemps nos milieux de vie. » Il vrai que nombre de spécialistes s’accordent à les qualifier de mal-adaptation technique au changement climatique, au profit d’un petite minorité d’exploitants agricoles1. Ce rassemblement sera donc « un lieu où débattre, se former, célébrer et construire l’avenir », et le point de départ en fin de semaine, de deux grandes actions collectives pour réclamer, somme toute, rien d’autre qu’un moratoire sur les bassines.
Au bord du petit ruisseau de l’Argentière (dont le lit vient d’être restauré, oasis dans le ravage), deux grandes esplanades où se distribuent des barnums, des scènes, des stands. Mais ne confondons pas cette base de lutte avec un festival : pendant six jours, cinq cantines militantes vont servir, à « prix libre et conscient », plus de 10 000 repas végan deux fois par jour ; l’Internationale Boulangère Mobile (IBM) va cuire cinq tonnes de pain. Accueil, cuisine ou toilettes : chacun et chacune des participants est requis pour une à deux heures de service par jour. On s’inscrit dans le tableau ad hoc.
Le programme
Sur les 119 propositions du programme, priorité est donnée à la préparation des actions de fin de semaine, avec 51 rendez-vous pour que chacun prenne soin de soi et des autres en toute connaissance de cause. Avec Se préparer aux contrôles policiers, prévention et sensibilisation au psycho-trauma, ou encore avec la conférence Armes de la police et réduction des risques physiques en action, on essaie d’anticiper le choc de la répression. La préparation passe aussi par l’exercice : c’est Déplacement collectif, communication et prise de décision en urgence ou encore Un grand jeu pour se préparer à l’action. Ici et là en effet, cinquante personnes se déplacent avec un insolite mouvement de houle et de grands cris de ralliement. Enfin, personne ne partira seul, grâce aux cinq rencontres Trouve ton groupe affinitaire pour l’action. Jamais seul, averti des risques, muni d’un code minimum de bonnes pratiques, pour soi, pour les autres et envers la police : on sent le refus d’embarquer dans la lutte des gens crédules sans les informer des risques et des précautions à prendre. Ce dont témoigne la banderole : « ni Dieu, ni maîtres, ni apelos » (l’apelisme étant une forme de recrutement et de manipulation qui romantise la lutte et aboutit à de funestes prises de pouvoir).
Après les soins vient le thème de l’eau, avec 17 propositions qui vont des luttes locales aux conflits internationaux. C’est L’État des lieux de la pollution, Les Scientifiques font le procès des méga-bassines, Apartheid de l’eau et watertech au service de la colonisation, ou les Grands barrages, armes de domination, et de nombreux documentaires. La semaine se clôt avec la Grande assemblée des mouvements de défense de l’eau.
On parle aussi d’agriculture, de sa place en politique aux conseils pratiques. On revient sur La Révolte des agriculteur·rices de l’hiver dernier en Europe de l’Ouest ; on souligne la conflictualité de classe dans l’agro-industrie avec Pensons nos actions pour diviser la FNSEA. Il y a aussi un dating paysan entre porteurs de projets agricoles et paysans en quête de repreneur. Face à la disparition rapide de la classe paysanne, les Soulèvements appellent en effet à des installations en nombre comme moyen de lutte contre le monde de l’agro-industrie.
La politique n’a pas seulement les pieds dans l’eau et dans la terre. On se questionne sur les modalités d’une riposte antifasciste, sur l’organisation de la campagne internationale contre Bolloré qui s’annonce pour 2025 ; certains assistent à une Assemblée générale éco-queer-féministe, d’autres s’organisent contre les plates formes logistiques et de leurs réseaux de transport, et bien sûr, les 170 comités locaux de soutien aux Soulèvements, constitués lors de la menace de dissolution, se réunissent.
Enfin, l’ouverture à l’international est une nouveauté. La table-ronde sur la souveraineté alimentaire met en question le marché mondial et les accords de libre-échange. Des intervenants des cinq continents cherchent à renforcer les alliances transfrontalières entre terres d’exil et terres d’asile, on écoute des témoignages sur les soulèvements populaires et leur rapport aux constitutions écologiques et sociales en Amérique latine. La France est représentée, par exemple par Morgan Ody, Coordinatrice Générale de La Via Campesina et petite agricultrice maraîchère membre de la Confédération Paysanne. Les documentaires sont une fenêtre privilégiée sur l’international2. Ensuite les longues soirées de juillet sont occupées par plusieurs concerts chaque soir, du bal trad à l’électro-punchy en passant par le rock, le rock’n roll, la musique chilienne, ou le jazz-rock expérimental orientalo-balkanique.
Les actions
Ce vaste chantier d’éducation populaire débouche sur deux journées conçues comme des actions directes de masse, à visée didactique et médiatique, pour visibiliser les infrastructures du système agro-industriel. Le briefing du jeudi soir, donné par plusieurs organisateurs et organisatrices devant 10 000 personnes assises sur l’herbe après le repas, rappelle les rendez-vous, les objectifs et le sens de ces actions, insistant sur les risques et recommandant à chacun de prendre en compte ses limites. En se couchant, on n’en mène pas large ; l’écologie et particulièrement l’agriculture sont le point de bascule de tout le système, ses principaux bénéficiaires et néanmoins décisionnaires, se battront jusqu’au bout pour maintenir le référentiel actuel. À Sainte Soline, 5000 grenades ont été tirées en deux heures (plus qu’on n’en a tiré sur l’ensemble du mouvement des gilets jaunes en un an). Des dizaines de militants sont restés physiquement ou psychiquement handicapés3. Vendredi au réveil, les visages sont graves, la tension palpable.
La journée sera consacrée à des actions dans le monde rural autour des équipements de production. À 8 heures, un convoi de 600 vélos pourra sortir sans encombre de Melle pour déposer un épouvantail symbolique devant la méga-bassine d’Exoudun, puis devant l’usine Pampr’œuf, un atelier-hangar de 360 000 poules pondeuses, hors-sol, enfermées derrière de hauts grillages. Des poules privées gardées par de l’argent public, sous forme d’impressionnants fourgons de gendarmes. Nous finissons la journée à Pamproux où les Naturalistes des terres avaient préparé le largage dans la méga-bassine, à distance, au nez et à la barbe des gendarmes médusés, par un immense cerf-volant, d’un nid de lentilles d’eaux. Petites créatures chassées du marais poitevin, ici destinées à se multiplier, enrayer le fonctionnement des pompes et « désarmer » la bassine. Après ces 60 km sous le soleil, les cyclistes ont pris une pause et se sont baignés avec soulagement dans la rivière à la Mothe d’Héry. Pendant ce temps un convoi de voitures était parti au matin de Poitiers. Jouant au chat et à la souris avec la police, il avait fini par s’installer devant les établissements Terrena. Cette coopérative agricole organise pour ses adhérents toute la chaîne de production, de l’achat des pesticides et des engrais, à la revente des matières premières à l’export. Maillon capital du système productiviste, Terrena vante sur son site web une exploitation exemplaire qui atteint le chiffre sidérant de 14 000 litres par vache (la moyenne est de l’ordre de 9 000). Les forces de l’ordre tirent quelques lacrymos et mettent le feu à un champ où est épandu de la paille sèche ; devant le feu, toute la zone doit être évacuée.
Le samedi sera une journée urbaine qui mettra en lumière les outils d’exportation de cette production surdimensionnée. Les participants ont rendez-vous à La Rochelle pour une manifestation-fleuve en direction du terminal agro-industriel qui nécessite la construction des méga-bassines et permet la spéculation sur une alimentation dégradée. Ce qu’il faut faire connaître, c’est en effet le projet démesuré d’agrandissement du port de Lapallice. Sous la surveillance incessante des hélicoptères auront lieu deux cortèges : l’un « familial » se déroulera sur les quais et finira par une baignade-tourbillon devenue mythique. L’autre plus déterminé tentera de rejoindre le port, se fera « nasser » entre deux rangées d’immeubles et copieusement gazer. Une dizaine de manifestants finiront aux urgences, une cabine téléphonique et deux magasins seront cassés et pillés. Les Soulèvements prônant l’autonomie des territoires et des groupes, ne cherchent manifestement pas à contrôler ce que certains peuvent tenter lors d’un tel rassemblement, que cela soit ou non légitime à leurs yeux. La vraie surprise de cette journée, ça a été les paysans, qui, la veille au soir, avaient débarqué sur l’île de Ré en toute confidentialité. Des dizaines de tracteurs ont rejoint les cortèges, pour montrer la communauté d’intérêts qui unit paysans et défenseurs de l’eau4. Après coup l’on s’aperçoit que la prudence des organisateurs et organisatrices traumatisés par Sainte-Soline a rencontré de raisonnables consignes de maintien de l’ordre. L’imminence des JO avec les projecteurs internationaux braqués sur la France, sans doute, ont fait que l’énorme dispositif policier a été destiné à contenir et intimider plus qu’à blesser et éborgner.
Bilan
Par rapport aux luttes des années 1970, non seulement l’urgence des enjeux, mais les modalités de lutte ont changé. D’abord, le féminisme de la quatrième vague a porté l’accent sur l’entraide et la solidarité ; des personnes en situation de handicap, parfois important, manifestent dans les cortèges ; des écriteaux Garde ton haut, rappellent partout qu’il n’y a pas de raison que les hommes affichent leur privilège de baguenauder torse nu, quand la poitrine des filles est toujours sexualisée ; avec le dispositif « la veille », accessible en permanence, la prévention des violences sexistes est partout, finie la bonne conscience de gauche, on sait désormais que la violence peut surgir au milieu de nous.
Deuxième point : la volonté d’unir et rassembler, de tisser des liens locaux, nationaux et internationaux. Les gens échangent leurs expériences, se racontent leurs actions, échangent leurs numéros… Greta Thunberg et Andreas Mälm étaient-ils là incognito ? On l’a murmuré. À l’heure où renaît un catholicisme révolutionnaire, on a même vu un groupe de prière rassembler une quarantaine de personnes de divers horizons.
Enfin, la détermination et la joie : les baignades après l’action, les toilettes sèches impeccables avec des équipes de bénévoles se relayant pendant six jours, la musique dansante dans les cortèges à la manière de la Fanfare invisible5, la nourriture en abondance pour tous, voilà désormais les conditions d’une résistance joyeuse. L’auto-gestion fonctionne. Le mouvement suscite d’ailleurs confiance et enthousiasme : à l’issue des actions, on lance un appel, car il manque 100 000 € pour boucler le budget ; ils sont collectés dès la fin de la semaine suivante.
Derrière ces innovations, il y a des expériences et une analyse, qu’on peut lire dans l’ouvrage anonyme des Soulèvements, Premières secousses6. C’est un manifeste collectif. Si les styles et les genres divergent, partout on sent le souci d’une écriture lisible et percutante. Les trois premières parties sont consacrées aux objectifs que se sont donnés les Soulèvements: le béton, le système agro-industriel, la reprise des terres. La quatrième partie, « Bâtir une organisation pas à pas », traite de questions de stratégie. La réflexion prend pour point de départ un constat : la démocratie ne fonctionne plus. Hold-up sur les élections, constitution malmenée, plus de débat public audible, corps intermédiaires ignorés, grands médias confisqués, répression dure sur les manifestations, etc. L’immense colère provoquée par cette débâcle est canalisée vers des votes qui progressent comme la rhinocérite de Ionesco. Tous les moyens de lutte naguère utilisables sont désormais obsolètes. Il faut passer à l’action directe de masse, qui n’est pas action violente sur les personnes, contrairement à ce que l’épithète d’« écoterroriste » propagée par Gérald Darmanin insinue. L’action directe de masse opère selon trois modalités : blocages ; occupations ; « désarmements », c’est-à-dire démantèlements partiels ou totaux des infrastructures incriminées. Le terme « explicite la portée éthique du geste et la nature des cibles. Il forme une sorte de morale provisoire pour l’action : ce qui nous tue, nous avons le droit de le défaire7 » - on peut voir là l’héritage de Françoise d’Eaubonne qui parlait de « contre-violence ».
L’action directe de masse implique de s’interposer physiquement et comporte deux avantages. Elle rend visible les ravages occultés par les médias. Et elle provoque un effet d’empowerment chez les participants, comme lors de l’action « fin de chantier » lancée par XR en 2020, où 400 activistes en combinaisons blanches ont envahi le site industriel de Lafarge sur les quais de Seine. Cette action a permis de faire annuler l’extension d’une centrale à béton, contre laquelle se mobilisaient en vain les riverains. La réflexion vise donc l’efficacité, plus que la prophétie politique. La situation de David contre Goliath impose d’élaborer les questions qui évitent de s’épuiser, de s’enraciner dans le concret sans se perdre dans la théorie. Par exemple, en restant anonyme pour anticiper le fichage et la répression, en ne reconduisant pas les dominations à l’intérieur des groupes militants, et en élargissant les rangs : beaucoup d’adhérents de la FNSEA ont des intérêts divergents de ceux des gros céréaliers et commencent à s’en rendre compte. Comment en faire des alliés ? C’est pourquoi on trouve dans Premières secousses des récits, passionnants et parfois pathétiques. Ces points de vue subjectifs découlent aussi de l’attention au corps et indiquent la fin des dualismes, le « retour sur terre », prôné par Bruno Latour, Philippe Descola, Dominique Bourg. Enfin, maître mot de la stratégie des SDLT : la composition. Nés de la rencontre entre mouvements climatiques, mouvements autonomes de type ZAD ou gilets jaunes et forces paysannes, les Soulèvements sont d’emblée un « collectif de collectifs », destiné à partager idées et savoir-faire, à se laisser affecter par un point de vue nouveau. Il en découle un mode de gouvernance transversal, faisant le pari de projets et de décisions souples, révisables, toujours au service des luttes locales. Ainsi en 2024, ont-ils répondu à l’appel de Bassines-non-merci ; mais aussi à celles et ceux qui résistent encore à l’heure où j’écris au grand projet destructeur de l’A69.
Il est réconfortant de réaliser que certains d’entre-nous cherchent à se dégager du chaos organisé pour vivre et agir vraiment de plain-pied avec le XXIe siècle et ses défis. Là, tout n’est pas qu’ordre et beauté, mais on tente de prendre en compte le réel, sans renoncer à la joie, à l’audace, à la fraternité. Si un miracle est à mettre au compte des deux quinquennats que nous venons d’essuyer, c’est bien celui d’avoir fait renaître, dans la détresse où nous sommes, quelque chose de la grande tradition anarchiste.
- 1. Voir par exemple l’avis de Christian Amblard, hydrologue au CNRS, dans l’émission La science, CQFD, sur France Culture, le 3 avril 2003.
- 2. Toxicily, de François-Xavier Destors et Alfonso Pintoi, raconte le cauchemar du pétrole en Sicile ; Water bandits de Lucy Martens montre comment au Rajasthan une population gagnée par la délinquance à cause de la rareté de l’eau refait société grâce aux gestions traditionnelles ; La bataille du Côa, une leçon portugaise, de Jean-Luc Bouvret, retrace l’épopée du sauvetage d’un site unique en Europe, constitué de milliers de gravures préhistoriques, promis à être englouti par les eaux d’un gigantesque barrage ; le film brésilien Arpilleras : en brodant la résistance donne la parole aux femmes du Mouvement des personnes atteintes par les barrages. Celles-ci s'emparent de la broderie pour raconter les destructions qu'elles ont subies et réaffirmer leurs manières de vivre après la catastrophe ; Eau-secours, des Andes à l’Amazonie, de Julia Blagny, ouvre une fenêtre sur une réalité bolivienne et une urgence mondiale.
- 3. Voir le reportage « Saint Soline, Autopsie d’un carnage », par Reporterre et OFF investigation, disponible sur YouTube.
- 4. Voir le reportage photo « Mobilisation contre les méga-bassines – l’histoire en noir et blanc », disponible sur le site Internet des Soulèvements de la terre.
- 5. https://www.lafanfareinvisible.fr/
- 6. Les Soulèvements de la Terre, Premières Secousses, La Fabrique, 2024.
- 7. Op. cit.