Marche pour le climat à Paris, wikimédia
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Le collectif écologique

Face à la dégradation généralisée de l’environnement, des mouvements collectifs peinent encore à émerger de façon décisive. L’impuissance de Nicolas Hulot lorsqu’il était au gouvernement français était en partie due à l’absence d’un mouvement social pour soutenir ses initiatives. Certes, une minorité active (associations, Ong, militants et citoyens tentant de changer leurs modes de vie) joue la mouche de coche de la majorité, comme le montrent les marches pour le climat actuelles, déterminées mais encore peu nombreuses. Mais cette majorité demeure passive, à cause de la difficulté de coordonner les actions des individus séparés : une action individuelle n’aura en effet que peu d’effet global sans qu’elle soit coordonnée à celle des autres. De plus, les luttes de la minorité agissante font face à un contre-mouvement, principalement mené par les acteurs économiques dont les profits sont menacés par les projets de l’écologie politique.

La cause écologique nous oblige à reconsidérer l’idée que nous nous faisons du collectif. Les dommages que nous infligeons à notre habitat impliquent de transformer notre conception des êtres qui on

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Xenophon Tenezakis

Professeur agrégé en philosophie, Xenophon, Tenezakis est doctorant en philosophie politique à l'Université Paris Est Créteil.

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Largement sous-estimée, l’œuvre de Claude Lefort porte pourtant une exigence de démocratie radicale, considère le totalitarisme comme une possibilité permanente de la modernité et élabore une politique de droits de l’homme social. Selon Justine Lacroix et Michaël Fœssel, qui coordonnent le dossier, ces aspects permettent de penser les inquiétudes démocratiques contemporaines. À lire aussi dans ce numéro : un droit à la vérité dans les sorties de conflit, Paul Virilio et l’architecture après le bunker, la religion civile en Chine, les voyages de Sergio Pitol, l’écologie de Debra Granik et le temps de l’exil selon Rithy Panh.