Ron DeSantis · Gage Skidmore C.CY BY-SA 2.0 via Wikimedia/Flickr
Ron DeSantis · Gage Skidmore C.CY BY-SA 2.0 via Wikimedia/Flickr

Du conservatisme au ressentiment : comprendre Ron DeSantis

À la différence de Donald Trump, Ron DeSantis, gouverneur de Floride et candidat à la primaire républicaine de 2024, possède une réelle connaissance des traditions politiques américaines et une certaine idée de la démocratie. Mais sa principale faiblesse est de ne pouvoir se distinguer de l’ancien président sur aucun des sujets qui comptent.


Peut-on dire que le Parti républicain, à l'heure actuelle, a une politique cohérente ? Que Donald Trump ait refait le parti à son image ne pose plus de question. Depuis qu'il a annoncé sa candidature à la Maison Blanche en 2015, il a engagé son parti – souvent contre le gré de ses dirigeants – dans une voie populiste, isolationniste, et autoritaire. Toutefois les grands succès de son mandat – la réduction des impôts, la nomination de juges conservateurs à la Cour suprême – ne sortirent guère des sentiers battus suivis par les Républicains depuis des décennies. Et si seule une poignée d’élus républicains s'opposent ouvertement à l'ancien président, d'autres n'hésitent pas à joindre à leurs déclarations de fidélité des prises de positions plus classiques. En somme, l'hégémonie de Donald Trump est loin d'avoir résolu les tensions entre les divers courants dont le parti est composé.

D'où l'intérêt de Ron DeSantis, le gouverneur de la Floride, désormais candidat à l'investiture républicaine en 2024, et généralement vu comme le mieux placé pour faire barrage à l'ancien président. Certes, DeSantis ne se présente aucunement comme l’« homme de la synthèse ». Il a ouvertement soutenu Trump lors de ses précédentes candidatures et son mandat, et se reconnait pleinement dans son discours, ce qui ne facilite pas la campagne qu'il prépare contre son allié d'autrefois. L'intérêt de DeSantis est ailleurs. Sa carrière permet de pointer le passage des Républicains du conservatisme à une politique de ressentiment. En cela il incarne les contradictions du Parti républicain actuel.

Un homme d’idées

Rappelons les principaux jalons de la carrière de l'homme qui voudrait battre Donald Trump. Ron DeSantis est né en Floride en 1978 et grandit dans une famille modeste. Son père travaille pour Nielson, la société qui mesure les audiences de télévision (à l'époque, cela se fait avec un appareil directement connecté aux téléviseurs, que DeSantis père installe). Sa mère est infirmière. Bon étudiant, DeSantis fait ses études à la prestigieuse Yale University. Après avoir décroché un diplôme en histoire, il rejoint Harvard pour étudier le droit. Pris d'un élan patriotique après les attentats du 11 septembre 2001, il s'engage dans les forces navales en tant que « judge advocate general », ou avocat militaire. De 2007 à 2008, il rejoint les forces américaines en Irak. De retour en Floride, il épouse Casey Black, une journaliste de télévision local. Indigné par le programme de Barack Obama, DeSantis rédige un livre hostile à l'égard du président. S’il rencontre peu d'échos, il intéresse les associations républicaines en Floride, que DeSantis commence à fréquenter.

En 2012, DeSantis est élu à la Chambre des représentants. Il est membre fondateur du Freedom Caucus, un groupe d'élus républicains très conservateurs, qui tentent de peser sur les dirigeants du parti, qu'ils jugent trop modérés. En 2016, il soutient Trump. Élu de justesse, DeSantis devient en 2018, à l'âge de 40 ans, gouverneur de la Floride. Pendant la pandémie Covid, il fait tout pour que son État reste ouvert, suscitant la frustration des responsables de santé publique. Il mène par ailleurs une campagne contre le « wokisme » dans les écoles et les universités, mais aussi dans les entreprises comme Disney. Il passe régulièrement sur la chaine conservatrice Fox. Vantant son bilan, il propose, en lançant sa campagne présidentielle, que tout le pays suive le modèle floridien (« Florida blueprint »).

La première clé pour comprendre Ron DeSantis, est qu’il est un homme d'idées. Son premier livre est une longue démonstration, textes à l'appui, selon laquelle Barack Obama et ses alliés démocrates représentent une trahison complète des principes fondateurs du pays. Le premier livre d'Obama s'intitulait Dreams from my Father1 (Les rêves de mon père) ; répondant du tac au tac, DeSantis choisit comme titre de son propre livre Dreams from our Founding Fathers (Les rêves de nos Pères fondateurs). Alors que le premier texte est une réflexion sobre sur le père kenyan qu'Obama a peu connu, le second est une apologie de la pensée des Pères fondateurs, qui serait bafouée par le démocrate. DeSantis ne croit guère aux rumeurs qui prétendent qu'Obama est musulman ; il est, en revanche, persuadé qu'Obama, à l'instar de son père (dont DeSantis cite les écrits), est socialiste et fervent partisan de la redistribution des richesses.

Malgré des critiques curieusement personnelles à l’endroit d’Obama, le livre dénote une réelle familiarité avec les écrits des Pères fondateurs. Le texte de référence pour DeSantis est The Federalist Papers (Les papiers fédéralistes). Cet grand classique de la philosophie politique étatsunienne comprend 85 lettres rédigées par James Madison et Alexander Hamilton (ainsi qu'une poignée par John Jay) en 1787-1788 pour soutenir la ratification de la nouvelle constitution fédérale. L'objectif de DeSantis est de discréditer Obama en opposant systématiquement sa politique à la pensée des Federalist Papers. Pour DeSantis, la pensée de Madison et d'Hamilton est avant tout une philosophie de la liberté axée sur une limitation délibérée des pouvoirs de l'État. Pour persuader leurs concitoyens d’approuver la nouvelle constitution – déjà perçue par les contemporains comme un coup de force de la part du pouvoir fédéral sur les gouvernements des États – Madison et Hamilton insistent sur le fait que les pouvoirs détenus par le Congrès (la législature fédérale) sont « énumérés » de manière explicite dans l'article 1, section 8 de la constitution. Le Congrès ne peut donc légiférer sur une matière qui n'est pas comprise dans ces « pouvoirs énumérés ». Ce qui choque DeSantis, comme d'autres conservateurs à l'époque, est que la mesure phare de l'administration Obama – la création d'un système national d'assurance santé, surnommée « Obamacare » – ne s'appuie sur aucun de ces pouvoirs. Cette loi obligea les particuliers qui n'en avaient pas à souscrire une assurance (puisqu'un système d'assurance national ne fonctionne correctement qu'avec une participation universelle), entravant la liberté individuelle, en dehors de tout fondement constitutionnel. DeSantis voit d'un même œil l'inclination de l'administration Obama d'utiliser la fiscalité à des fins redistributives et l'adoption de budgets dispendieux et inefficaces.

Si DeSantis s'indigne du mépris pour la tradition de gouvernement constitutionnel, il propose en même temps une explication : Obama et son administration seraient les derniers avatars d'une contre-tradition politique, celle du « progressisme » (« progressivism »). Le progressisme est un courant intellectuel et politique qui se développa au début du XXe siècle. Au nom du progrès social, les progressistes insistent sur la nécessité de rompre avec les traditions politiques héritées des Pères fondateurs. L'historien Charles Beard, par exemple, avança la thèse que les auteurs de la Constitution avaient tous des intérêts économiques personnels dans les institutions qu'ils créèrent. Le journaliste Herbert Croly rappelait le rôle des mouvements anticapitalistes dans l'histoire américaine et prôna un élargissement des pouvoirs de l'État fédéral afin de faire prévaloir les intérêts des citoyens contre ceux des millionnaires. Contrairement à la tradition Madison-Hamilton, le progressisme favorise un État aux pouvoirs étendus, piloté par une classe d'experts épousant une idéologie collectiviste. Ils considèrent aussi que les limitations que la Constitution fait peser sur l'État sont une entrave au progrès plutôt qu’un garde-fou des libertés – d'où leur idée d'une « Constitution vivante » (« living Constitution »), qui s'interprète à l'aune des évolutions sociales.

Contre les élites progressistes

La critique du progressisme est la charnière qui fait basculer la pensée de DeSantis d'un conservatisme classique vers une politique de ressentiment. Malgré son enthousiasme pour les Federalist Papers, le contenu de son propos n'a rien de particulièrement novateur : le conflit entre une conception restreinte et une vision élargie des pouvoirs de l'État fédéral scande les débats politiques américains depuis un siècle. Ni Ronald Reagan, ni même George W. Bush n'auraient rien trouvé à redire aux principes constitutionnels défendus par DeSantis. Ce qui distingue DeSantis, c'est que, pour défendre ces idées, il adopte un discours défensif et un ton de panique morale, là où Reagan et Bush invoquaient ces principes dans un esprit de rassemblement. DeSantis s'en prend à « l'indifférence désinvolte » de l'élite progressiste à l'égard de la Constitution, qu'elle voit comme une « curieuse considération de second plan », et s'indigne que Obama « ne considère pas que les principes fondateurs de la nation soient particulièrement remarquables2 ».

Ainsi une défense du constitutionalisme et du gouvernement limité s'est métamorphosée en une politique de ressentiment, prioritisant la lutte contre les élites progressistes qui seraient en train de détourner le pays de ses valeurs. DeSantis ouvre son livre de campagne pour la présidentielle 2024 – intitulé The Courage to be Free (Le courage de la liberté) –– en affirmant : « La plupart des Américains savent instinctivement que, depuis une génération, quelque chose ne va plus bien dans notre pays ». Le problème, c'est le règne des « élites » « gauchistes » ou « progressistes » : « Ces élites sont des‘‘progressistes’’ qui croient que le pays doit être géré par un groupe d'“experts’’ qui exercent leur autorité à travers un État bureaucratique irresponsable et massif. En général, ils regardent l'Américain moyen avec mépris, croient en la nécessité de l'ingénierie sociale complète de la société américaine, et trouvent qu'ils sont bien dans leurs droits d'exercer le pouvoir sur les autres3. »

Dans ce nouveau livre, DeSantis présente sa biographie comme le chemin de croix d'une victime des élites néfastes. Ravi d'être accepté à Yale University, DeSantis est vite dégouté par le mépris qu'il y rencontre pour la religion ainsi que le « rejet absolu des principes de base qui sont au fondement de l'expérience américaine4. » Il constate que ce sont les étudiants les plus fortunés, qui passent leurs étés aux Caraïbes ou dans le Sud de la France, qui se piquent d'être le plus à gauche. À la célébrissime faculté de droit de Harvard, il trouve peu d'inspiration intellectuelle, mais plutôt une usine à produire des élites progressistes. Si DeSantis a une profonde admiration pour ses collègues soldats, il conclut néanmoins que l'aventure irakienne fut malavisée : l'idée d'utiliser les forces militaires pour « faire de l'ingénierie sociale sur une société étrangère » n'était rien d'autre que du « Wilsonisme gonflée aux stéroïdes5 » (le « Wilsonisme » étant, dans son lexique, synonyme de « progressisme »). Les leaders républicains qu'il rencontre comme jeune élu à Washington ne sont certes pas progressistes, mais ils sont si enlisés dans le « marécage » de l'État et de ses relais dans le monde des affaires et les médias qu'ils oublient rapidement leurs électeurs. Comme gouverneur, DeSantis mène le combat contre le « militantisme judiciaire » porté par des « juges gauchistes [qui] font des décisions de grande envergure détachées de la loi et de la constitution » et contre les municipalités (généralement démocrates) qui envisagent de se déclarer « ville sanctuaire » (pour accueillir les immigrés clandestins) afin d'afficher leur « vertu ostentatoire6. » Quel que soit le défi, DeSantis aboutit à la même conclusion : les élites progressistes et les experts bureaucratiques, voilà l'ennemi.

Avec DeSantis, tout commence avec les principes fondateurs, pour finir en politique de ressentiment. Il ancre ses prises de positions dans le socle constitutionnel américain, pour ensuite déclarer que ce socle est menacé par les progressistes, nécessitant des mesures d'urgence – quand bien même ces mesures seraient elles-mêmes contraires au socle qu'il prétend défendre. Un certain jacobinisme sous-tend sa démarche : il n'hésite pas à mobiliser le pouvoir de l'État pour défendre, en toute urgence, le peuple contre les complots néfastes d'une élite déloyale. Rappelant le meurtre de George Floyd en 2020, DeSantis reconnait la légitimité des manifestations (non-violentes), reconnait l'héritage de l'esclavage, et soutien le fait que la loi dispose que le programme de l'école publique en Floride couvre l'esclavage et le mouvement des droits civiques. Mais il s'insurge contre la manière dont les progressistes auraient détourné ces principes, avec la « critical race theory » et autres idéologies « woke », qui non seulement enseignent la culpabilité blanche aux jeunes enfants, mais véhiculent une conception fausse de l'histoire américaine. À ceux qui maintiennent que la Révolution américaine fut une stratégie pour préserver l'esclavage, DeSantis répond : « Loin d'être un événement pro-esclavagiste, la Révolution américaine a mis l'esclavage sur la défensivef 7. » DeSantis finira par bannir certaines pédagogies jugées offensantes dans les écoles floridiennes – contrevenant à la liberté d'expression au nom de la défense de l'histoire et de la Constitution américaine. De même, il propose une instruction civique axée sur les valeurs fondamentales du pays. Mais celle-ci insiste sur une interprétation qui est loin de susciter l'unanimité – sur l'origine divine des droits, ou sur une conception extrêmement limitée de l'État. En justifiant ses efforts en tant que gouverneur pour minimiser les perturbations liées à la pandémie covid, il dénonce les ingérences d'Anthony Fauci et de l’« État sécuritaire biomédical », tout en se réclamant du président Dwight Eisenhower, lorsque celui-ci avait averti contre le risque d'un accaparement du pouvoir décisionnel de l'État par une « élite scientifico-technologique 8 ».

Battre Donald Trump?

Plus que tout autre candidat républicain, DeSantis dispose d'une culture et d'une volonté de renouveler la droite américaine. Son discours assume parfois un ton unificateur, par exemple lorsqu'il décrit le constitutionalisme comme étant la solution plutôt que la cause de la discrimination raciale (dont il ne récuse jamais l'existence). Mais le plus souvent, ces analyses de la manière dont le pays a abandonné ses principes aboutissent au constat que la patrie serait en danger, nécessitant des mesures extrêmes contre ces élites progressistes qui menaceraient l'ordre politique et le mode de vie des Américains. Ainsi DeSantis a récemment signé une loi refusant tout financement public aux initiatives visant à promouvoir la diversité et interdisant, dans les universités publiques, tout enseignement qui « déformerait des événements historiques majeurs » dans le but de promouvoir des idéologies telle que la théorie du genre ou la thèse du racisme systématique 9. En 2019, DeSantis promulgua une loi interdisant aux municipalités (pour la plupart démocrates) d’offrir l’asile pour les immigrés10. Lorsque Disney—le deuxième employeur de la Floride, notamment du fait de Walt Disney World, l’énorme complexe de loisir situé à Orlando—s’opposa à une mesure proposée par DeSantis d’interdire à l’école tout enseignement concernant la théorie du genre et l’orientation sexuelle jusqu’en CE2, le gouverneur part en guerre contre Disney et le « patronat woke ». Il tente en particulier d’enlever à Disney les privilèges en droit de gestion municipale que l’État lui avait concéder dans les environs d’Orlando11.

Dans l’analyse de DeSantis, les valeurs fondamentales des États-Unis sont menacées par des élites progressistes, qui profitent de la place privilégiée qu’elles occupent dans certaines institutions – l’université, les grandes entreprises (notamment dans les domaines culturels et numériques) – pour imposer une idéologie dangereuse et enlever aux citoyens ordinaires leurs droits d’autodétermination. En de telles circonstances, l’État, selon lui, a un droit – voir même un devoir – d’intervenir pour enfreindre les visées de ces forces déloyales. Et ces mesures sont nécessaires quand bien même elles sembleraient contredire les valeurs qui, selon DeSantis, seraient menacées : ainsi pour lui, à l’heure actuelle, la démocratie véritable est celle qui ôte à Disney ou aux universitaires la liberté d’expression promise par la Constitution. Robespierre disait que la terreur n'est « qu'une conséquence du principe de la démocratie appliqué aux plus pressants besoins de la patrie12 ». Si DeSantis ne prône pas la terreur, la logique de ses positions n'est pas si différente.

Bien entendu, la question qui préoccupe la plupart des commentateurs est de savoir si DeSantis serait capable de battre Trump. Pour le moment, le simple fait qu'une dizaine de concurrents envisagent de se présenter lors des primaires donne l'avantage à l'ancien président, même si DeSantis semble le seul capable de le menacer. Mais il faut aussi se demander si DeSantis incarne une véritable alternative au Trumpisme. D'un côté, il est difficile d'imaginer des personnalités aussi différentes. De l’autre, DeSantis témoigne d'une vraie connaissance et appréciation des traditions politiques américaines, ainsi que d'une certaine idée de la démocratie. Sur les questions liées au racisme et au genre, il met un point d'honneur à défendre une sorte d'universalisme, tout en critiquant ce qu'il considère comme les supercheries de la gauche. Sa compréhension instinctive du tournant populiste de son parti s'appuie sur des racines personnelles. Toujours est-il que DeSantis, tel qu'il s'est défini au cours de sa brève carrière, est indissociablement lié au moment Trump de la politique américaine. La principale faiblesse stratégique de sa campagne est qu'il lui est impossible d'attaquer Trump sur les sujets qui comptent. DeSantis a un sens de l'histoire, de l'État, et même de la morale qui font cruellement défaut à l'ancien président. Mais la logique des politiques poursuivis par DeSantis a toujours été d'arriver, précisément par le biais de son sens de l'histoire, de l'État, et de la morale, à une vision de la politique largement identique à celle de Trump. Certes, il y a peu de chances qu’un président DeSantis s’adonne aux usages profondément anti-démocratiques qui ont caractérisé le mandat de Trump : le mépris pour la loi, le dédain pour l’expertise, un refus de séparer l’intérêt privé de l’intérêt public, la prime accordée à la loyauté personnelle. Mais comme avec Trump, l’aboutissement de la logique politique de DeSantis est un impératif absolu de protection du peuple contre des groupes qu’il considère, non pas comme des adversaires politiques, mais comme des forces foncièrement illégitimes. Ayant basculé vers le ressentiment, DeSantis ne peut vraisemblablement plus revenir en arrière.

 

  • 1. Barak Obama, Dreams from my Father : Story of Race and Inheritance (Times Books, 1995), Three Rivers Press, 2004. Publié en français (Les rêves de mon père) aux Presses de la Cité en 2008.
  • 2. Ron DeSantis, Dreams from our Founding Fathers: First Principles in the Age of Obama, Jacksonville Beach, Floride, High-Pitched Hum Publishing, 2011.
  • 3. Ron DeSantis, The Courage to Be Free: Florida's Blueprint for America's Revival, New York, Broadside Books, 2023, xi, xiv.
  • 4. Idem., p. 14.
  • 5. Idem., pp. 32-33.
  • 6. Idem., pp. 100-112.
  • 7. Idem., p. 128.
  • 8. Idem., p. 158. DeSantis évoque le discours d'adieu de Dwight David Eisenhower, prononcé le 17 janvier 1961.
  • 9. Lexi Lonas, « DeSantis signs bill defunding diversity, equity and inclusion programs at Florida universities », The Hill, le 15 mai, 2023.
  • 10. « Governor Ron DeSantis Signs SB 168: Federal Immigration Enforcement », (site web du gouverneur de la Floride), le 14 juin, 2019.
  • 11. Joseph Contreras, « Disney v DeSantis: what’s at stake for Florida as legal tug-of-war ramps up? », The Guardian, May 9, 2023.
  • 12. Maximilien Robespierre, « Sur les principes de morale politique qui doivent guider la convention nationale dans l'administration intérieure de la république », 5 février, 1794.