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Lucidité, obstination, amitiés : les vies politiques de Germaine Tillion

mai 2015

#Divers

De l’Algérie à Ravensbrück, de l’ethnologie à la Résistance et à la guerre d’Algérie, Germaine Tillion est demeurée fidèle à ses idées et à une certaine conception du savoir et de l’engagement : privilégier l’action à plusieurs, refuser l’aveuglement idéologique, ne rien attendre des pouvoirs en place.

Si j’ai survécu, je le dois d’abord et à coup sûr au hasard, ensuite à la colère, à la volonté de dévoiler les crimes et enfin à une coalition de l’amitié – car j’avais perdu le désir viscéral de vivre.

Germaine Tillion, Ravensbrück

Germaine Tillion (1907-2008) au Panthéon, quoi qu’il en soit de la réaction amusée qu’elle aurait pu avoir, c’est à la fois une surprise et une reconnaissance qui relève de l’évidence. Une surprise heureuse parce que l’auteure du Harem et les cousins et de Ravensbrück1 ne s’est jamais mise en avant, parce qu’elle n’était pas une célébrité. Une évidence parce que sa vie est un parcours qui ne cesse de se confronter aux malheurs, qu’il s’agisse de la misère

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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