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Le fantôme de Giulio Andreotti

La politique italienne a été beaucoup vue ces dernières années sous l’angle de la bouffonnerie, comme une sorte de farce tragique observée – surtout par les Français – avec un intérêt teinté de condescendance, interprétation renforcée par la percée de Beppe Grillo (qui n’est plus comique depuis longtemps, nous y reviendrons dans ces colonnes) lors des élections des 24 et 25 février 2013.

Il caimano/Il divo

Cela est bien sûr lié à l’omniprésence de Silvio Berlusconi sur la scène politique ces vingt dernières années. Mais tout comme on se rend compte aujourd’hui qu’un certain nombre de traits, voire de travers, de la politique française que l’on aurait voulu attribuer exclusivement à la personne et au style de Nicolas Sarkozy perdurent en son absence, de même, les dysfonctionnements italiens ne datent pas de l’arrivée sur le terrain politique du Cavaliere. Avant lui, un autre personnage emblématique dominait la scène : Giulio Andreotti, décédé le 6 mai dernier. Comme Berlusconi, il a collectionné les surnoms (l’inoxydable, Belzébuth, le pape noir...), comme lui, il a fait l’objet d’un film (Il caimano de Nanni Moretti pour Berlusconi, Il divo de Paolo Sorrenti

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Alice Béja

Maîtresse de conférences à Sciences Po Lille, chercheuse au CERAPS-CNRS, Alice Béja est spécialiste de l’histoire culturelle et politique des Etats-Unis. Elle travaille sur les mouvements protestataires américains de la fin du XIXe et du premier XXe siècle ainsi que sur leurs représentations littéraires. Ancienne rédactrice en chef de la revue Esprit, elle a notamment publié Des mots pour se

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