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Les territoires du temps. Introduction

décembre 2014

#Divers

« En retard, en retard, je suis en retard en retard »... Sommes-nous tous devenus des lapins blancs d’Alice au pays des merveilles ? Courant sans cesse, obsédés par un sentiment d’urgence, sans bien savoir au fond où nous voulons arriver ? L’accélération semble être l’un des traits fondamentaux de ce début du xxie siècle, déjà théorisée par Paul Virilio1, puis Hartmut Rosa2. Face à ce qui ressemble à un état de fait, que faut-il faire ? Certains veulent ralentir3, d’autres accélérer encore davantage4. Et l’on nous présente un monde scindé entre les hypermobiles, qui voyagent, sont connectés et naviguent sans obstacle dans la modernité liquide, et les sédentaires, souvent malgré eux, qui sont bloqués par le chômage, la précarité, l’absence de formation. Or la situation est plus complexe. Car les précaires sont eux aussi soumis aux rythmes de la société capitaliste, aux injonctions de la consommation, ils ont accès à l’espace virtuel qui ouvre sur le monde en même temps qu’il nous renvoie parfois à notre enfermement. Nous sommes tous pris dans les flux des échanges et de l’information,

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