Photo : Nik MacMillan
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Un temps à soi. Pour une écologie existentielle

Pour une écologie existentielle

Le temps n’est pas homogène, ni absolu. Il se construit, dans l’articulation entre temps biologique et temps social. L’apparition de l’horloge, la mécanisation du travail, le développement des loisirs déterminent notre manière de percevoir le temps et de nous y situer. À l’heure de la flexibilité et de l’accélération, comment harmoniser ces temporalités différentes ?

Si l’écologie s’attache à saisir les interrelations entre les éléments constitutifs d’un même ensemble, il va de soi qu’elle se préoccupe aussi des processus et, par conséquent, des rythmes et des temporalités qui participent à ces interrelations. On retrouve cette idée dans le qualificatif de « durable », utilisé mécaniquement par les « écotechnocrates ». Pourtant, l’écologie temporelle n’occupe pas la place qu’elle mérite dans les débats environnementaux et sociétaux. Lorsqu’on évoque les rythmes scolaires ou le statut férié ou non du dimanche, il ne s’agit pas seulement d’un dispositif administratif, juridique et finalement politique, mais surtout écologique. En effet, ces deux cas, parmi bien d’autres, relèvent de la chronobiologie e

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Thierry Paquot

Philosophe, professeur à l'Institut d'urbanisme de Paris, il est spécialiste des questions urbaines et architecturales, et participe activement au débat sur la ville et ses transformations actuelles. Thierry Paquot a beaucoup contribué à diffuser l'oeuvre d'Ivan Illich en France (voir sa préface à Ivan Illich, La Découverte, 2012), et poursuit ses explorations philosophiques du lien entre nature,…

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