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Que faire dans un monde liquide ? Introduction

Le 4 juin 2013, François Hollande a inauguré le plus grand porte-conteneurs du monde, le Jules Verne, à Marseille. Ce mastodonte des mers mesure 396 mètres de long et pourra transporter 16 000 boîtes de taille standard, participant ainsi aux échanges par mer, qui représentent près de 90 % de la circulation de marchandises dans le monde. Quelques jours plus tôt, le 15 mai, l’expédition « 7e continent » a pris le large depuis la Guyane ; lancée par l’association Osl (Ocean Scientific Logistic), elle a pour destination une immense plaque de déchets concentrée au nord de l’océan Pacifique, composée notamment de détritus plastiques1. Ceux-ci dérivent sur les eaux et sont amenés par les courants dans cette zone qui serait grande comme six fois la France, et dont la pollution pourrait atteindre jusqu’à trente mètres de profondeur.

La mer est-elle une ressource ou un patrimoine à préserver ? Longtemps considérée comme un milieu hostile, elle fait aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises et de tous les espoirs, comme l’espace il y a quarante ou cinquante ans. Striés par les moteurs d’immenses cargos et par les câbles enfouis dans leurs profonde

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Alice Béja

Maîtresse de conférences à Sciences Po Lille, chercheuse au CERAPS-CNRS, Alice Béja est spécialiste de l’histoire culturelle et politique des Etats-Unis. Elle travaille sur les mouvements protestataires américains de la fin du XIXe et du premier XXe siècle ainsi que sur leurs représentations littéraires. Ancienne rédactrice en chef de la revue Esprit, elle a notamment publié Des mots pour se

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