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Dans le même numéro

Éthiopie : des sanctuaires au projet national

décembre 2010

#Divers

En parcourant ce pays aux traditions multiples et à l’État peu présent, qui n’échappe pas aux présences américaine et chinoise, on se demande ce qui fait l’unité de la nation éthiopienne. Le voyage vers les sanctuaires reculés, qui ancrent le pays dans l’histoire du continent et du premier christianisme, met sur la piste des liens religieux qui tiennent le pays ensemble.

L’Éthiopie au printemps 2010. Vaste et sans carte routière. On en trouve difficilement au départ d’Europe et une fois que s’éteint l’itinéraire virtuel tracé sur les écrans, dans l’avion entre Istanbul et Addis Abeba, c’est encore plus difficile. Peu de cartes dans les échoppes de la capitale, ni auprès des organisations de développement. Les cartographies, quand elles existent, sont frustes, partielles, discontinues. Cela pour diverses raisons. Les Éthiopiens sont démunis. Ce peuple qui ne cesse de marcher – et de courir avec les succès olympiques que l’on sait – manque de routes, de frontières précises entre les provinces et avec l’étranger, de réseaux administratifs serrés et de commerce intérieur, donc de l’usage de représentations graphiques du territoire. L’histoire des guerres internes ou internationales dans la Corne de l’Afrique est d’ailleurs si prodigue et inaboutie que cartographier le pays constitue peut-être une

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