Michael Prewett
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L'un dans l'autre. Les ambiguïtés de l'objectivation sexuelle

juil./août 2017

#Divers

Le recours au consentement occupe une place centrale dans la lutte contre l’objectivation sexuelle. Toutefois, l’obligation d’un accord explicite méconnaît la dynamique de la séduction, faite de désirs incertains et de plaisirs indéfinis.

Les ambiguïtés de l’objectivation sexuelle

L’objectivation sexuelle peut se définir comme la réduction d’autrui au rang d’objet sexuel. Elle trouve son expression la plus évidente dans la figure de la « femme-objet », exploitée diversement par la publicité et la pornographie. Face à ce phénomène, et pour ne pas se contenter d’une protestation de bon ton, le pouvoir public a pu envisager une réponse de nature juridique. Mais jusqu’à quel point peut-on légiférer sur la relation sexuelle ? Le consentement, notamment, peut-il se formaliser juridiquement ? Il s’agira ici de mettre en avant la nécessité d’une compréhension phénoménologique et non simplement juridique du consentement : seule la description du vécu de l’expérience sexuelle nous semble à même de mettre au jour les ambiguïtés de l’objectivation sexuelle et d’en fonder une critique.

Les violences de l’objectivation sexuelle

L’objectivation sexuelle peut tout d’abord se comprendre dans le cadre d’une relation entre les sexes marquée par la domination masculine, lorsque les femmes sont objet

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