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La mauvaise langue de Trump

décembre 2019

Grossière, mensongère, mais surtout violente, la langue du président américain est celle de la désunion : entre les gentils (lui et ses partisans) et les méchants (la presse, les Démocrates et les immigrés).

Mais quelle mouche a piqué l’Amérique ? Quel mauvais génie a soufflé, ce 8 novembre 2016, un vent de chaos sur les urnes telle une tempête de poussière sur les plaines de l’Oklahoma ?

Nul besoin de présenter le 45e président des États-Unis ou de disserter autour du choc que fut son élection, dont nombre d’entre nous ne se sont toujours pas remis. Élu avec près de trois millions de voix de moins que sa rivale Hillary Clinton, il a, dès son investiture, donné le ton de sa présidence : certaines formules saugrenues du très officiel discours d’investiture, comme « le très triste appauvrissement de notre armée » ou « un système éducatif, plein d’argent, mais qui laisse nos jeunes et beaux étudiants privés de savoirs », avaient déjà de quoi mettre la puce à l’oreille. L’anglais a beau être une langue de verbes, les catégories de mots qu’affectionne Donald Trump sont plutôt les adverbes et les adjectifs, ce qui donne une tournure particulière à ses prises de parole spontanées et à ses nombreux – si nombreux – tweets. Mais surtout, son discours d’investiture était – déjà – teint&eacu

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