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Derrière le discrédit irakien, le besoin démocratique

décembre 2006

L’Irak ne fut que la cause immédiate de l’échec des républicains le 7 novembre. Les électeurs ont manifesté en profondeur leur refus d’un système de gouvernement qui ne connaissait aucune limite. Alors que les élections de mi-mandat dépendent habituellement des enjeux locaux, les démocrates ont réussi à nationaliser un nombre suffisant de scrutins pour prendre l’avantage.

Pourquoi le corps électoral ne s’est-il pas rendu cette fois-ci à la vision présidentielle d’un monde où nos ennemis sont partout et où la sécurité dépend d’une volonté déterminée ? Bush avait su cristalliser l’anxiété diffuse qui a suivi le 11 septembre avec une politique fondée sur la peur, frappant d’anathème les « libéraux » et les « élites » qui dénonçaient le piège d’une guerre asymétrique. Les commentateurs considèrent que si cette rhétorique n’a pas marché cette fois-ci, c’est parce que la réalité du bourbier irakien ne pouvait plus être ignorée. Cela n’est pas faux, mais ce n’est que le symptôme d’un problème bien plus profond.

L’événement qui a fait basculer l’opinion, c’est l’ouragan Katrina en 2005 et ses suites. On a entendu le mot « réfugié » s’appliquer à des Américains. On a compris que la prospérité apparente

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Dick Howard

Professeur de sciences politiques aux Etats-Unis, il connaît bien l'Allemagne et la France, d'où un travail de médiation philosophique entre les trois pays, qui porte notamment sur les héritages du marxismes entre l'Europe et l'Amérique, mais aussi les débats et les malentendus transatlantiques. Il a notamment publié en Français, Aux Origines de la pensée politique américaine, Paris,…

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