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La normalisation de l'écologie politique

En nouant un accord de législature avec le parti socialiste, les dirigeants écologistes ont pris le risque de perdre en poids électoral pour gagner en présence dans les institutions. Un pari risqué, mais pas absurde. Il marque un besoin de consolidation de l’écologie politique, après l’enthousiasme créé par la liste Europe Écologie en 2009. Mais jusqu’où ira cette participation au gouvernement et que va-t-elle changer de la culture politique des écologistes ?

Échecs et succès électoraux

En quelques années, l’écologie est passée par les échecs et les succès les plus divers. Après la déconfiture de 2007 à la présidentielle (1,5 % pour Voynet, 1,3 % pour Bové), l’aventure d’Europe Écologie aux élections européennes de 2009 met la liste conduite par Daniel Cohn-Bendit à égalité avec celle du PS (16,2 %). Les régionales de 2010 ont confirmé la bonne santé écolo (12,5 %), mais la décrue s’est annoncée dès les primaires internes, confirmée pour Eva Joly à la présidentielle (2,3 %), tandis que l’accord signé en amont a permis d’avoir un groupe de députés aux législatives. Bilan pour 2012 : de faibles scores, mais beaucoup d’élu(e)s. Deux ministres

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Erwan Lecœur

 Sociologue, consultant et ancien directeur de la communication de la Ville de Grenoble, il a publié sur le sujet : Des écologistes en politique (Lignes de repère, 2011) et avec Wilfrid Séjeau, Petit bréviaire écolo (Les Petits matins, 2011).

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