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Sur l'idée de « solidarité active ». À quoi tenons-nous ? XV

octobre 2007

À quoi tenons-nous ? (XV)

Il nous semble possible de résumer certaines des tensions les plus vives du moment politique contemporain à travers une analyse, aussi naïve et abstraite puisse-t-elle sembler, de l’idée importante de « solidarité active ». Plus encore, on y pourrait voir un modèle possible pour dépasser ces tensions, à condition cependant, justement, de ne pas les laisser implicites et confuses, mais au contraire de les expliciter, fût-ce au risque (en apparence au moins), de les aggraver. Tel sera donc le propos des rapides remarques qui suivent.

Une tension implicite

Si l’idée de « solidarité active » frappe en effet aussitôt par son importance, ce n’est pas seulement par les problèmes concrets qu’elle vise à résoudre, même si c’est d’abord le cas, mais par les tensions politiques qu’elle porte en elle, implicitement au moins, et qu’il s’agit donc de tenter de comprendre.

L’enjeu implicite, très général, pourrait bien être le suivant. Tout se passe comme si l’on ne pouvait plus, aujourd’hui,

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Frédéric Worms

Philosophe, spécialiste de l’œuvre de Bergson (Bergson ou Les deux sens de la vie, 2004), il a aussi développé une hypothèse générale d'histoire de la philosophie (la notion de « moment ») appliquée notamment à la philosophie française du XX° siècle (La philosophie en France au XXe siècle – Moments, 2009). Il étudie également les relations vitales et morales entre les hommes, de la métaphysique à…

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