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L'académisme de la provocation

Depuis les années 1990 et avec la complicité tant du milieu politique qu’académique, l’art contemporain est-il rentré dans une course, parfois injustifiée, à la provocation ?

La presse s’est fait écho de la récente démission du directeur de l’École nationale des beaux-arts, Jean-Marc Bustamante, au motif qu’il ne s’est pas senti soutenu par le ministère de la Culture à la suite de la pétition d’étudiants qui, enfarinage à l’appui lors de la cérémonie de présentation annuelle des travaux de l’école, ont dénoncé le harcèlement sexuel et les dérives racistes auxquels, selon eux, il serait resté sourd. Tant que les faits ne sont pas avérés, on doit essayer de comprendre tant les étudiants que Jean-Marc Bustamante et son ministère de tutelle ; le conditionnel s’impose. Il s’impose moins à propos d’un fait légèrement antérieur qui n’est pas une « affaire » et qui ne relève pas de l’enquête administrative ni de l’appréciation morale, mais du débat d’opinion culturelle.

Le 25 avril dernier, le plasticien Fabrice Hyber fut élu à l’Académie des Beaux-Arts. Retoquée en décembre 2017, sa candidature cette fois l’emporta grâce à l’appui de deux de ses pairs, Jean-Marc Bustamante et Gérard Garouste. Fabrice Hyber s’était signalé, en 1991, en faisant

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Jean-Philippe Domecq

Romancier et essayiste   Dans un souhait d'effacement ironique de l'auteur derrière l’œuvre, Domecq a pris pour pseudonyme ce nom d'un auteur imaginé par J.L. Borgès – « et imaginaires ne le sommes-nous pas tous? », précise-t-il. D'abord connu pour son Robespierre, derniers temps en 1984, où la littérature sert d'éclairage complémentaire aux travaux des historiens spécialistes de la période, il…

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Le terrorisme djihadiste pose une question de confiance à la démocratie. Comment comprendre que des jeunes soient séduits par cette idéologie et s’engagent dans la violence ? Quel rôle y joue la religion ? Le dossier, coordonné par Antoine Garapon, observe que les djihadistes sont bien les enfants de leur époque. À lire aussi dans ce numéro : Mai 68 en France et en Pologne, le populisme du mouvement 5 étoiles, une critique de l’Université, ainsi que des commentaires de l’actualité politique et culturelle.