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Le crépuscule de l’Unmikistan

août/sept. 2006

Finir une guerre n’est pas simple. Parachever un processus de transition encore moins. Le Finlandais Maarti Ahtisaari, envoyé en 1999 comme médiateur lors de la fin des frappes de l’Otan contre la Serbie, est missionné par l’Onu pour mener les négociations sur le statut final du Kosovo. Ouvert le 20 février, le processus se déroule en deux phases. La première, d’ordre technique, vient de s’achever ; la seconde qui portera sur le statut devrait s’ouvrir à la mi-juillet et se terminer avant la fin de l’année. La Mission internationale de l’Onu pour le Kosovo, l’Unmik, devrait alors clore ses sept ans de protectorat et donner à cette région toujours sans statut, que ses habitants ont baptisé, non sans amertume, l’« Unmikistan », un nouvel avenir et une perspective d’intégration européenne.

De part et d’autre de la table des négociations

Pour trouver des compromis, Maarti Ahtisaari devra faire preuve de beaucoup de doigté. Pristina n’envisage pas d’autre statut que l’indépendance et Belgrade veut bien accorder « plus que l’autonomie mais moins que (et en aucun cas) l’indépendance ». La seconde estime avoir le droit international de son côté pour conserver sa so

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Joël Hubrecht

Membre du comité de rédaction d'Esprit. Responsable de Programme (Justice pénale internationale / Justice transitionnelle) à l'Institut des hautes études sur la justice (IHEJ). Membre du Comité Syrie-Europe après Alep. Enseigner l'histoire et la prévention des génocides: peut-on prévenir les crimes contre l'humanité ? (Hachette, 2009). …

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