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Trump quitte la Syrie

Une blague sinistre circule à Washington, selon laquelle la présence américaine dans le nord-est de la Syrie ne tenait qu’à un tweet [1]. L’annonce soudaine, promise par Trump depuis longtemps, que les États-Unis retireraient leurs troupes fortes de 2 000 soldats de Syrie, lui a donné raison.

Pour les avertis de Washington, c’était prévisible. Le président n’a jamais été convaincu que les États-Unis avaient besoin d’une présence physique sur un théâtre où ils n’ont eu qu’une influence minime.

Mais cette analyse n’était pas partagée par tous à la Maison-Blanche. Le conseiller à la Sécurité nationale John Bolton considérait la présence américaine comme une dissuasion potentielle face à l’Iran, son obsession de toujours. Le secrétaire à la Défense James Mattis avait peur qu’une sortie prématurée laisse un vide que l’État islamique remplirait, forçant Washington à se redéployer à nouveau dans de pires conditions.

Ce retrait permet à Trump de soutenir que «l’État islamique a été défait

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Joseph Bahout

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Coordonné par Jean-Yves Potel, le dossier analyse le succès du gouvernement du Parti Droit et justice (PiS) en Pologne. Récupérant un mécontentement semblable à celui que l'on perçoit ailleurs en Europe, le régime s'appuie sur le discrédit des élites libérales et le rejet des étrangers pour promouvoir une souveraineté et une fierté nationale retrouvées. Il justifie ainsi un ensemble de mesures sociales mais aussi la mise au pas des journalistes et des juges, et une posture de défi vis à vis des institutions européennes, qu'il n'est pas pour autant question de quitter. À lire aussi dans ce numéro : les nouveaux cahiers de doléance en France, l’emprise du numérique, l’anniversaire de la révolution iranienne, l’antisémitisme sans fin et la pensée écologique.