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Une Terre sans peuple, des peuples sans Terre. Entretien

janv./févr. 2018

#Divers

Entre la mondialisation post-humaine et le repli nationaliste, la question écologique nous oriente vers le sol terrestre. Il reste à trouver un peuple qui lui corresponde.

Vous avez publié en 2015 Face à Gaïa1, qui prolongeait une réflexion engagée dans votre Enquête sur les modes d’existence2. Le sous-titre de votre dernier livre, Où atterrir ? Comment s’orienter en politique3, fait penser à Kant et son « Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ? » (1786), essai de circonstance qui proposait de s’orienter sans Dieu pour repère. Avec votre ouvrage, s’agit-il de s’orienter sans la nature pour repère ?

On revient plutôt un siècle et demi avant Kant, c’est-à-dire au moment où l’on s’aperçoit qu’il faut refaire toute la cosmologie qui liait ensemble, à l’époque, religion, géographie, science et politique à cause de la découverte du Nouveau Monde. Le parallèle, si on peut le faire, revient à se demander ce qui s’est passé au moment de la révolution scientifique, qui a réparti ces différentes figures cosmologiques, avec ce qui nous arrive aujourd’hui &

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Bruno Latour

Philosophe et anthropologue des sciences, professeur émérite associé au médialab de Sciences Po, Bruno Latour a récemment publié Où atterrir ? Comment s’orienter en politique (La Découverte, 2017).

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Devant la pression sur les ressources naturelles, le projet écologique est le seul qui fasse durablement monde. Ce dossier appelle à un approfondissement de la solidarité et souligne l’urgence d’une transformation de l’Etat, de nos sociétés, de nos concepts politiques et de nos imaginaires.