Dans le même numéro

La politique et la culture : divorce ou crise passagère ?

décembre 2014

#Divers

Il est loin le temps où la culture était un objet politique aussi identifié que structurant. Le budget pour 2015 est voté par le Parlement en cette fin d’année. La culture y est moins mal traitée que lors des deux exercices précédents. Mais une étape a été franchie. D’où vient ce désamour des pouvoirs publics pour la culture ?

Le budget pour 2013 a affiché une baisse de la part relative de la culture dans le budget de l’État (ce qui n’était pas si nouveau car il y a bien longtemps que la barre symbolique du 1 %, repère politique illustre depuis 1981, n’est plus qu’un lointain souvenir) mais aussi une baisse de son montant en valeur absolue : − 4 % en 2013, puis − 2 % en 2014, avant une stabilisation cette année. Cette baisse inédite fut en soi un événement politique remarquable. Mais l’autre nouveauté, peut-être plus importante encore, s’inscrivit dans son affichage désinhibé. Jusque-là, l’« exception culturelle » s’appliquait à la régulation budgétaire : qu’il s’agisse de mettre en avant le rayonnement de la France, la valeur spécifique accordée à la création, l’impact social de la production et de la diffusion d’œuvres, ou plus cyniquement la gestion d’un milieu re

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !