Photo ActuaLitté, Françoise Nyssen - Foire du Livre de Francfort 2017
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Politique culturelle, le creux de la vague

La dissémination des prérogatives du ministère de la culture en de multiples missions confiées à des personnalités a considérablement affaibli sa marge de manoeuvre. Il y aurait pourtant tant à faire et à réinventer.

Nous fûmes nombreux à nous réjouir de la nomination de Françoise Nyssen à la tête du ministère de la Culture. C’était un vent nouveau : une personnalité originale qui avait à son actif une des plus belles réussites du monde éditorial.

Ce fut, et c’est encore, une course de handicap : une mission sur le patrimoine confiée à Stéphane Bern, une mission sur les bibliothèques attribuée à Erik Orsenna, une mission sur la francophonie portée par Leïla Slimani, une loi sur l’audiovisuel qui pour l’instant se résume à un peu de choses et qui se traite à Matignon et à l’Élysée bien plus que rue de Valois, et, pour couronner le tout, une Haute autorité pour la transparence de la vie publique qui retire à la ministre la politique du livre, plus d’un an après sa nomination, pour cause de conflit d’intérêts potentiel.

Voilà un portefeuille singulièrement amputé. Le livre, l’audiovisuel, la francophonie, le patrimoine en ont été écartés ou doivent être partagés. Certes, il reste beaucoup à faire : une maison commune de la musique devrait voir le jour. On l’attend. On l’espère. Côté cinéma, le train-train

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Françoise Benhamou

Ses travaux sur l’économie de la culture donnent un regard aigu et très informé sur les secteurs de l’édition (voir notre numéro spécial « Malaise dans l’édition », juin 2003), du cinéma et du numérique. Cette connaissance des mécanismes économiques nourrit aussi son analyse critique de la politique culturelle française, en ce qui concerne aussi bien les musées, la démocratisation des publics que…

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Le terrorisme djihadiste pose une question de confiance à la démocratie. Comment comprendre que des jeunes soient séduits par cette idéologie et s’engagent dans la violence ? Quel rôle y joue la religion ? Le dossier, coordonné par Antoine Garapon, observe que les djihadistes sont bien les enfants de leur époque. À lire aussi dans ce numéro : Mai 68 en France et en Pologne, le populisme du mouvement 5 étoiles, une critique de l’Université, ainsi que des commentaires de l’actualité politique et culturelle.