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Littérature haïtienne : Edwidge Danticat, une créolité à l'américaine

juillet 2011

#Divers

Si l’on célèbre la création littéraire francophone d’Haïti, on oublie souvent que l’île fait aussi partie d’une aire culturelle américaine. L’œuvre d’Edwidge Danticat, qui écrit en langue anglaise et vit aux États-Unis, nous fait découvrir cet autre versant de la créativité haïtienne. Un tournant pour la créolité ?

La francophonie n’avait de sens pour le poète Édouard Glissant, qui vient de nous quitter, qu’en se révélant franco-polyphonie, reconnaissance des langues du monde en elle. À cette condition, il acceptait l’idée de Césaire et de Senghor suggérant que le français était, irréductiblement, l’esperanto de l’émancipation, un « lien grammatical [qui] fédère les hommes libres1 » face à l’oppression impériale. Pour Haïti, dont le voisinage avec les États-Unis rend la créolité plus vulnérable encore, le français mêlé est l’autre nom de la liberté.

Si les plumes afro-caribéennes de Derek Walcott, Edward Kamau Brathwaite, Earl Lovelace, Zadie Smith ou Jamaica Kincaid… ont décrit leur antillanité en langue anglaise − faute d’un autre idiome ayant résisté au Commonwealth −, c’est en français et en créole que les porte-parole antillais d’une « 

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