Love : Photo Karl Glusman
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Sexe, limites et censure. Trois cas récents

juin 2016

#Divers

Trois cas récents

La Vie d’Adèle, Nymphomaniac et Love ont été interdits aux mineurs à la suite d’une action en justice menée par l’association Promouvoir. Ces cas de censure a posteriori menacent la liberté artistique du cinéma.

Le cinéma relève, en France, d’un régime mixte de classification des œuvres. Les films peuvent faire l’objet d’éventuelles interdictions à la suite de l’avis d’une commission du Centre national du cinéma et de l’image animée (Cnc), où se côtoient critiques, psychologues, spécialistes de l’enfance, représentants de ministères et jeunes. L’État choisit donc de confier à une instance collégiale la catégorisation des longs-métrages, qui définit à terme quels publics y ont accès. Pourtant, malgré la légitimité que cette procédure donne en principe aux décisions du Cnc, une association militante conservatrice au discours rétrograde, Promouvoir, est parvenue dans les derniers mois à faire réévaluer par la justice administrative les visas d’exploitation de trois films, contre l’avis de la commission. Ces trois œuvres, la Vie d’Adèle (Abdellatif Kechiche, 2013), Nymphomaniac (Lars Von Trier, 2013), et

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Louis Andrieu

Etudiant à Sciences-Po Paris, cinéphile, il écrit sur le cinéma, les contenus audiovisuel et les images dans la Revue Esprit depuis 2013.

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