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L'Europe par les gouvernements ?

août/sept. 2007

L’Europe par les gouvernements ?

Le Conseil européen des 21 et 22 juin 2007, qui concluait la présidence allemande de l’Union, a laborieusement abouti à un compromis entre chefs d’État sur le fonctionnement des institutions après l’échec du projet de traité constitutionnel européen. Il a surtout entériné la prééminence des négociations, voire des marchandages, entre États, là où le processus « constitutionnel » espérait prouver la viabilité d’une autre démarche, plus authentiquement européenne, apte à surmonter le déficit démocratique autant qu’à imposer aux nations souveraines la prééminence de l’intérêt commun européen1.

Un succès allemand

Pour ce qui est du sommet en lui-même, la difficulté des négociations, la tension des relations entre la Pologne et l’Allemagne, les dérogations britanniques (sur la Charte des droits fondamentaux) ont focalisé l’attention et permis à la France de ne plus apparaître comme le fauteur de trouble, le partenaire arrogant et peu fiable, dont la crise démocratique interne ne permet plus de jouer le rôle européen auquel elle

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Marc-Olivier Padis

Directeur de la rédaction d'Esprit de 2013 à 2016, après avoir été successivement secrétaire de rédaction (1993-1999) puis rédacteur en chef de la revue (2000-2013). Ses études de Lettres l'ont rapidement conduit à s'intéresser au rapport des écrivains français au journalisme politique, en particulier pendant la Révolution française. La réflexion sur l'écriture et la prise de parole publique, sur…

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