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Quels juges protègent nos libertés ?

L’état d’urgence a pris fin en novembre 2017 après deux ans ­d’application. Il y a beaucoup à dire sur la tendance sécuritaire qu’il a incarné malgré une certaine inutilité pratique ou sur la reprise pérenne de certaines de ses mesures dans le droit commun. On peut aussi s’intéresser rétrospectivement à cet état d’exception qui s’est ouvert pendant deux ans, comme un moment de suspension qui a fait apercevoir des structures habituellement empilées. L’état d’exception a pu servir de crash test pour l’idéal de protection des droits et libertés fondamentaux sur lequel se sont construites les structures juridiques depuis la seconde moitié du xxe siècle. C’est a fortiori le cas, en France, du droit constitutionnel et du droit administratif – ce droit de l’État en grande partie né sous la monarchie puis l’Empire, qui a fait l’objet depuis d’une relecture épistémologique visant à le présenter non plus comme puissance publique mais comme protecteur des administrés face à l’administration.

Un débat virulent a eu lieu au sein du microcosme juridique sur la question de savoir quel juge, judiciaire ou administratif, était le plus à mêm

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Matthieu Febvre-Issaly

Doctorant en droit public à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialisé en droit constitutionnel comparé et en théorie du droit.

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À l’occasion de la rétrospective consacrée à Chris Marker par la Cinémathèque française, le dossier de la revue Esprit revient sur les engagements de celui qui en fut un collaborateur régulier. Propres à une génération forgée par la guerre, ces engagements sont marqués par l’irrévérence esthétique, la lucidité politique et la responsabilité morale. À lire aussi dans ce numéro : Jean-Louis Chrétien sur la fragilité, les défis du numérique à l’école et les lectures de Marx en 1968.

 

Pour aller plus loin, découvrez une sélection de textes écrits par Chris Marker dans Esprit entre 1946 et 1951 : Chris Marker, cinéaste-chroniqueur