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Le sarkozysme qui s'invente

juillet 2007

L’électeur de 2007 est intelligent, sûrement plus que celui de 2002. Le 22 avril, les électeurs de droite ont confirmé le socle, annoncé depuis dixhuit mois dans les sondages, du candidat qui leur offrait une chance historique de réduire le Front national. De le « siphonner », selon le mot qui fait depuis florès et met en rage Jean-Marie Le Pen. Le 6 mai, une majorité d’électeurs centristes les ont rejoints pour porter à la présidence celui qui leur paraissait le plus prêt à assumer la fonction, personnellement et programmatiquement. Le 10 juin, les électeurs de gauche ont laissé les électeurs de droite donner une majorité parlementaire à leur président. Le 17 juin, ils sont revenus aux urnes pour empêcher la toute-puissance de la nouvelle majorité, aidés par la démobilisation, voire les doutes d’une partie des électeurs du camp adverse. Tout est bien qui finit bien : un président légitime, une majorité parlementaire nette et une opposition dont la force viendra davantage de son potentiel propre que du cadeau qu’on lui fera d’un « statut ».

Un présidentialisme déséquilibré

Mais peut-on faire l’éloge d’institutions qui font coexister un président très bien élu et

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Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

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