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Présidentielle : un seul changement pour deux rêves

octobre 2006

Chaque élection présidentielle est le théâtre d’une surprise, tel est le petit miracle de la Ve République. En 2002, la surprise avait été que le troisième homme pouvait devenir le second et manifester l’ampleur du divorce entre l’électorat populaire et la gauche ; en 1995 elle avait eu lieu dès le mois de février avec la résurrection de Chirac et la révélation qu’une posture hors système donnait un avantage même à un candidat du sérail ; en 1988 elle s’était produite plus tôt encore, dès le 14 juillet 1986, lorsque Mitterrand avait montré tout le profit qu’un président de cohabitation pouvait tirer d’un statut original de chef de l’opposition doté de compétences constitutionnelles. La variété des situations et des moments montre assez qu’il y a du simplisme à dire que cette élection est toujours la rencontre d’un homme et d’un peuple, et de l’inexactitude à soutenir que cette surprise intervient toujours dans les toutes dernières semaines.

Tout porte à croire au contraire que la principale surprise de 2007 a déjà eu lieu, en 2006. La décantation autour de deux candidats principaux exprime une envie de réponse à la mauvaise surprise de 2002. Regagner l’électorat populaire, tel est le so

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Michel Marian

Philosophe de formation, il travaille dans le domaine des politiques scientifiques et de recherche. Michel Marian publie régulièrement notes et articles sur la politique française dans Esprit. Il s’intéresse également à l’histoire et à la culture arméniennes, tout comme aux questions de reconnaissance du génocide arménien.…

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