La Mort de Socrate, par Jacques-Louis David (1787).
Dans le même numéro

Éloge du non-savoir. François Roustang, thérapeute et philosophe

juillet 2013

Lorsque François Roustang écrit sur Socrate, il transforme l’image du philosophe, de maître à penser en shaman qui cherche à transformer l’existence plutôt qu’à rechercher la vérité. C’est aussi ce que pratique Roustang en tant que thérapeute, allant à l’encontre des présupposés de la psychanalyse, et traçant un chemin original sans jamais céder aux postures de savoir.

François Roustang, thérapeute et philosophe

Milton Erickson, un psychiatre américain du siècle dernier (1901-1980), est bien connu dans le milieu des psychothérapeutes pour avoir revisité la pratique de l’hypnose, telle qu’elle fut inaugurée par Franz Mesmer à la fin du XVIIIe siècle et dont Léon Chertok (1911-1991) fut en France un des derniers représentants. La manière dont ce « nouvel » hypnothérapeute entrait en relation avec ses patients en combinant tact, provocation et pragmatisme, mais également l’originalité, l’audace comme l’inventivité créative dont il faisait preuve dans sa pratique clinique, avaient à ce point frappé l’un de ses disciples, Jay Haley, que celui-ci n’hésita pas à le présenter dans un de ses ouvrages comme un « thérapeute hors du commun » (1973). Quarante ans plus tard, il me plaît de revendiquer cette même appellation pour François Roustang, non seulement parce qu’il a prolongé de manière créative en Europe l’héritage de Milton Erickson, dont l’influence a été décisive sur son parcours, mais aussi et surtout parce qu&rsq

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !