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Tutti a casa

juin 2017

#Divers

La campagne pour le référendum italien de décembre 2016 portant sur la réforme constitutionnelle a donné lieu à des démonstrations de force des partisans du « non » dans les rues florentines. La Piazza della Republica s’est trouvée peuplée de gens de tous âges, étudiants, retraités, employés, revêtus des dossards jaunes du Mouvement 5 étoiles (M5S), qui distribuaient des tracts et des autocollants aux passants, les invitant à « dégager » Renzi. Matteo Salvini et les nationalistes de la Lega Nord (Ln) remplissaient la place Santa Croce. Quelques jours plus tôt, dans une artère en marge du centre, les néofascistes de Casapound, crânes rasés et chemises noires, marchaient au pas, scandant des slogans nationalistes. Ces jours-là, une colère vindicative a envahi les rues italiennes et s’est exprimée avec force. Le Premier ministre Renzi, chef du Parti démocrate, avait explicitement mis son poste en jeu si le référendum échouait. Le mouvement de Beppe Grillo s’est senti pousser des ailes et s’est engouffré dans la brèche, de même que de nombreux opposants, dont Lega Nord. La victoire du « non », amplement portée par les « populistes » et l’abstention, est le énième signe d’une crise politique prolongée : l’Italie ne parvient pas à se remettre des dégâts de l’ère Berluscon

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Nicolas Léger

Professeur de lettres et de philosophie au lycée Victor-Hugo de Florence, il a récemment publié « Soumission, ou l'épuisement de tout » (Esprit, novembre 2018).

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Les violations des droits de l’homme restent impunies en Syrie. Le rêve illibéral d’une démocratie sans droit gagne la Turquie et les pays d’Europe centrale. Les institutions internationales sont impuissantes ou réduites à mener des actions humanitaires. Si le moment des droits de l’homme est derrière nous, il revient à l’Europe de mener une nouvelle bataille pour ces droits. Des articles aussi sur l’élection présidentielle, la ville numérique et l’Etranger de Camus.