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Bolloré à la conquête de Canal +

octobre 2015

#Divers

La prise de pouvoir de Vincent Bolloré à Canal + s’est imposée comme un feuilleton à rebondissements rapides, une vraie série noire dans la catégorie « petits meurtres entre amis de l’audiovisuel ». Mais l’intérêt porté à cette mainmise d’un grand patron est à double détente : d’une part, elle marque une étape, un an et demi avant les présidentielles de 2017, sur le pouvoir du patronat et de la finance dans la presse écrite et audiovisuelle ; d’autre part, elle invite à s’interroger sur l’avenir de la liberté d’expression dans l’univers des médias.

Le constat de départ est clair et net : Vincent Bolloré, qui a pris son élan dans le capitalisme familial et patrimonial (la papeterie en Bretagne), est désormais à la tête d’un empire industriel qui ne s’est pas enfermé dans les frontières hexagonales. Il n’hésite pas à s’aventurer dans les dédales obscurs de la politique, avec des investissements volontaristes dans le trafic ferroviaire de quatre pays d’Afrique de l’Ouest1. Quant à Canal +, c’est une chaîne historique marquée par les inventions télévisuelles, les transgressions de l’équipe d’Antoine de Caunes première manière et les éternels Gu

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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