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De Taxi Driver à Drive. Une conduite exemplaire à Los Angeles

janvier 2012

#Divers

Une conduite exemplaire à Los Angeles

Les voitures jouent souvent des rôles centraux dans les films américains dits « violents ». Mais avec Drive, le véhicule n’est plus simplement un moyen, il devient en lui-même un personnage, associé à celui du conducteur qui sillonne la ville et participe à sa violence sans pour autant renoncer à l’espoir de l’évasion.

Le cinéma américain abonde en films violents où la voiture a le premier rôle. Qu’on se souvienne de quelques films cultes, entre autres du Bullitt (1968) de Peter Yates avec Steve McQueen, un film où des voitures voltigeaient dans le ciel de San Francisco, ou du Macadam à deux voies (Two-Lane Blacktop, 1971) de Monte Hellman, qui retournait sur la côte est, renonçant au voyage en Californie à travers les routes désertiques et mettant ainsi un terme aux road movies. Ont suivi des films où la voiture est condamnée à tourner en rond dans des mégapoles où il n’y a plus ni entrée ni sortie (voir le Tokyo de Sofia Coppola dans Lost in Translation) et où ne subsistent plus que des voies infinies et labyrinthiques qui s’entrelacent au milieu de gratte-ciel. La voiture est devenue un container roulant,

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Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

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