Dans le même numéro

Que signifie le numéro de nos deux duettistes sur les valeurs ?

À défaut de parler de ce que peut devenir notre pays dans la mondialisation, la précampagne présidentielle stimule les commentateurs qui craignent qu’on ne parle pas assez de politique en France. Mais ceux qui se plaignent que Voici et Gala jouent les rôles que tenaient hier le Nouvel Observateur et L’Express ont tort de s’accrocher à l’idée que les médias font à eux seuls la politique et que « Nicolas et Ségolène » sont deux candidats du vide1. L’un et l’autre sont en effet de vieux routiers et non pas des inventions in vitro issues des laboratoires rédactionnels. Ségolène Royal, en scène depuis 1981, s’est lancée grâce à un mouvement deloriste appelé « Transcourants » dont elle pourrait reprendre l’appellation tel quel pour décrire son état-major qui regroupe le Nps jacobin Arnaud de Montebourg, le mitterrandien Jean-Louis Bianco et Gaétan Gorce pour le social. Elle est depuis longtemps une adepte de la stratégie mitterrandienne (version majorité présidentielle de 1986) consistant à faire bouger le Parti socialiste en allant à la pêche aux électeurs au centre et à droite. La démocratie d’opinion ne date pas de cet été, elle remonte même au tournant de 1983, quand Max Gallo, devenu sarkozyste people comme Johnny et Doc Gyn�

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Olivier Mongin

Directeur de la revue Esprit de 1989 à 2012   Marqué par des penseurs comme Michel de Certeau, qui le pousse à se confronter au structuralisme et l'initie aux problématiques de la ville et aux pratiques urbaines, Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, les animateurs du mouvement Socialisme ou Barbarie, qui lui donnent les outils à la fois politiques et philosophiques de la lutte…

Dans le même numéro

La France face à ses musulmans :
émeutes, jihadisme et dépolitisation
Représentation politique : une comparaison américaine
Où va la justice pénale des mineurs ?