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Vers la Grèce antique. De la nostalgie au deuil

novembre 2013

#Divers

Reprenant les catégories nietzschéennes d’histoire monumentale, antiquaire et critique, Paul Ricœur analyse la manière dont l’histoire répond à une « demande du présent », demande qui peut se traduire par la nostalgie ou l’oubli. Deux options que Ricœur refuse, plaidant pour un travail de deuil qui ravive les questions contemporaines sur le passé.

Du classique à l’archaïque

Pour les philosophes, la Méditerranée – la première Méditerranée réfléchie et pensée –, c’est évidemment la Grèce antique, une Grèce qui incluait encore la Sicile, mère de la rhétorique, et la face maritime de l’Asie Mineure avant les guerres médiques. De quels « idéals » les philosophes, éduqués par Kant, le penseur du Nord, sont-ils redevables à cette Grèce philosophante ? La question est à la fois inéluctable et sans réponse assignable. Inéluctable, en ce sens que, dans la mémoire philosophique, la Grèce est tout simplement inoubliable. Mais que faisons-nous de cette mémoire accablante ? Pour m’orienter dans cette question embarrassante, je suivrai le fil offert par Nietzsche dans son fameux essai : « De l’utilité et les inconvénients de l’histoire pour la vie

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