Photo : Andrew Guan
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Démêler le vrai du faux

L’expression fake news s’est répandue à une vitesse stupéfiante lors de la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, en novembre 2016. Elle a connu un succès redoublé lorsque le Président des États-Unis lui-même s’est mis à l’employer dans ses tweets pour dénoncer certains des médias les plus respectés de son pays. Aujourd’hui, toute femme ou tout homme politique, où que ce soit dans le monde, qui veut tuer une information embarrassante, la qualifiera de fake news.

Et si, pour y voir plus clair, on commençait par ne plus utiliser cette expression trompeuse, car elle recoupe des réalités très différentes, aux causes, aux auteurs et aux conséquences parfois opposés ?

Le point commun des différents phénomènes englobés sous cette étiquette, néanmoins, est leur support, leur vecteur : Internet et plus particulièrement les réseaux sociaux, qui ont pris une place privilégiée dans la vie des citoyens de tous les âges, même si les codes diffèrent selon les générations. Les « tuyaux » sont neutres, mais ils permettent une viralité, une vitesse de propagation qui n’existait &eac

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Pierre Haski

Journaliste, président de Reporters sans frontières.

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