Mitterrand : ambiguïtés
L’auteur, ancien journaliste, a interviewé François Mitterrand et l’a aimé, malgré ses ambivalences pendant la guerre, qui sont celles de la France. En témoignent la présence de Mitterrand à l’enterrement de Jean-Paul Martin, collaborateur, et le fleurissement de la tombe Pétain.
Il m’avait laissé l’approcher, déjeuner, voyager avec lui, en lui, dans les limites de ses défenses et défiances, puis ouverture relative, à l’aune de sa certitude qu’on ne se faisait plus de nouveaux amis à partir d’un certain âge, le sien, la soixantaine. L’espèce de journaliste, vidéaste, écrivain non accompli que j’étais avait vingt-quatre ans de moins que lui1.
J’avais tenté de fouiller son âme, si je puis l’écrire ainsi, au point qu’il m’était devenu bien plus proche dans mes ressentis que je ne l’étais en réalité dans sa psyché. C’était l’un de ses talents que de convaincre qu’on l’avait séduit, que l’on avait percé sa carapace et qu’il ne vous échapperait plus.
Il m’avait repéré avec sa délectation à charmer, à éblouir, ce qui n’empêchait pas une petite affection à mon égard, teintée de l’attente que je lui sois fidèle, son critère absolu en amitié, lui le grand habitué à la traîtrise des autres et aux adversités. Je n’entrais pas dans la catégorie « ami », mais que signifie ce mot, face à de pareils fauves de la politique et de l’ambition ? Je devins l’un des innombrables miroirs qui lui réaffirmaient qu’il était en vie. Je lui reste fidèle et « aimant », malgré ses ambiguïtés.
Un président qui avait rencontré l’Histoire
« Aimer », verbe que j’emploie sans gêne, impliquant souvent l’adulation pour son être, ses facéties, son intelligence, sa force et sa vivacité intellectuelles, son pouvoir sur les tapis volants illusoires des présidents de la République puissants d’alors. Il était le dernier de ces Mohicans présidentiels par la qualité du mot, de la culture, par l’expérience de la guerre, des adversités en tous genres, dans l’une des époques les plus déchirées du xxe siècle. J’« aimais » me coller à lui dans la galaxie du haut de la Nation où se côtoient et se rencontrent les personnages les plus élitistes, les plus talentueux ou bien les plus ambitieux, rusés, déchaînés de leur égotisme.
Nos vies s’écoulant tout de même à distance, je me refroidis, non pas en admiration, mais en sidération, frustré de ne pouvoir approfondir avec lui les ambiguïtés de sa personnalité, surtout l’omniprésente dualité qui imprégnait son aventure, ses comportements et raisonnements. Son orgueil ou sa défiance barraient ces interrogations. Il rétorquait : « Contrairement à ce que disent les gens, si j’ai une force, c’est que j’ai l’esprit simple. »
Affirmation véridique à mes yeux, mais prononcée au sommet d’un terril de complexités, et qui n’écartait pas la prégnance de cette dualité (je n’écris pas « duplicité ») chez cet homme dont l’enfance, baignée dans un climat particulièrement mortifère, façonna un puissant niveau de lucidité et de prise de conscience de la réalité qui lui assura sa survie, qu’elle fut existentielle, pendant la guerre, ou politique ; sans oublier que la présidence de la République, son objectif majeur et obstiné, symbolise une pérennité éternelle de la Nation, qu’elle apporte à ceux qui parviennent à s’y élever une illusion/drogue, un quasi-sentiment d’immortalité, du moins intermittent.
Ma fascination était sous-tendue par l’inconsciente sensation d’être protégé par un président qui avait rencontré l’Histoire avec la Résistance, s’y était engagé au péril de sa vie ; fasciné en outre par un aventurier qui s’était extirpé de cette fraction de la France qui fut collaboratrice, c’est-à-dire celle des décrets de Pétain, qui m’envoyait à ma naissance en 1943, aux Allemands nazifiés assassins, parce que fils d’une Hongroise de « race juive ».
François Mitterrand était une émanation des ambivalences de mon pays pendant la guerre, peu débattues, non clarifiées ni exorcisées depuis. Sa résistance démarra à Vichy et à l’abri des collaborateurs, milieu dans lequel il évolua, après son évasion des camps de prisonniers d’Allemagne. Janus profitant de la cécité des pétainistes, pour pourvoir en faux papiers les résistants et évadés ou encore les fugitifs du STO recherchés par les Allemands, et constituer son réseau. Dénonçant ce double jeu, s’appuyant sur sa fréquentation des pétainistes, ses ennemis viscéraux l’accusèrent de duplicité et d’être en réalité pétainiste, puisqu’il reçut la francisque, qui lui servait en fait, comme nombre d’autres résistants importants, de passe-droit. Il fut un temps attiré par Pétain, comme tant de Français collabos, pétainistes, pas forcément antisémites, et pareil chez les résistants. Ambivalences.
J’avais refoulé le choc qu’avait provoqué en moi un sombre épisode.
Il n’aimait pas aborder ce sujet ou s’en expliqua confusément sur le tard, ne se comprenant pas lui-même ? Aveuglé par mon affection, j’avais refoulé le choc qu’avait provoqué en moi un sombre épisode, devenu avec le temps une énigme concernant le grand balancement de Mitterrand, son évasion/obsession de la mort. Il s’agissait de l’enterrement, quasi clandestin, en la présence du président de la République, le 12 décembre 1986, de Jean-Paul Martin, ce haut fonctionnaire, collaborateur jusqu’à la Libération, directeur de cabinet de René Bousquet, le secrétaire général de la police de Vichy, qui organisa la déportation des Juifs du Vélodrome d’hiver, notamment. Présent lui aussi à l’enterrement, tout cela décrit dans l’important livre de Pierre Péan2.
Jean-Paul Martin, ami de longue date de François Mitterrand, vivant dans la misère, « voulait être enterré dans la fosse commune et que personne ne l’accompagne jusqu’au cimetière3 ». Pierre Péan ajoute, citant encore Yves Cazaux, qui connut Bousquet et Martin, dès l’avant-guerre : « À 10 heures 30 précises, Danielle, suivie de François, arrivent et nous rejoignent. Ils distribuent à chacun une rose rouge. Le Président demande qu’on ouvre le cercueil. Il se penche. Il prie, me semble-t-il. Il est dans un état émotif intense. Il dépose une rose et invite chacun à en faire autant. Il demande qu’on referme le cercueil. Les croque-morts commencent à remettre le drap noir. “Enlevez cela et allez chercher un drapeau tricolore”, murmure le Président. Les croque-morts trouvent un drapeau tricolore et recouvrent le cercueil des trois couleurs. […] Le Président a fait, m’a-t-on dit, le nécessaire pour que Jean-Paul soit enterré dans un emplacement séparé, en bordure de la fosse commune. »
Martin, fonctionnaire vichyste jusqu’à la Libération, avait averti Mitterrand, avec l’accord de Bousquet, de dangers d’arrestation qu’ils encourraient. Martin, radié de la fonction publique à la Libération, exilé en Suède, sera, après avoir été amnistié en 1947, directeur adjoint du cabinet de Mitterrand, devenu ministre de l’Intérieur, puis préfet de l’Orne. Il sera décoré par le président, le 11 octobre 1983, de la rosette d’officier de la Légion d’honneur. « Martin était un ami fidèle, dira Mitterrand à Péan. Il se réfugiait dans la culture. À la fin de sa vie, il était d’une tristesse désespérante… Un ami charmant4. » François Mitterrand le décrira comme étant « un autre moi-même », véritable déclaration sentimentale5. Ami qui présenta Bousquet à Mitterrand, lequel entretint avec ce dernier une relation, au point de le recevoir chez lui à Latche, sa résidence basque, avec Martin6. Bousquet qu’il cessera de voir après son inculpation, le 1er mars 1991, pour crime contre l’humanité, suivi de son assassinat, le 8 juin 1993, sans avoir été jugé.
On ne saura pas exhaustivement qui était ce Martin, devant le cercueil duquel François Mitterrand interpréta la partition mortifère du deuil et les comédies antinomiques des humains devant des cadavres à l’âme évanouie. Parodies paradoxales et chimériques, en phase avec le « Je sais que je vais mourir, mais je n’y crois pas. Je suis comme vous », que proclamait Mitterrand. Ce qui s’entendait dans son ultime message de Noël aux Français : « Je crois aux forces de l’esprit et je ne vous quitterai pas. » Message qui pourrait ne pas concerner uniquement la croyance en un au-delà, mais aussi la trace qu’il laisserait chez les Français.
La mort fut, sinon une hantise, une permanence inquiétante, discrètement ou subtilement évoquée par lui, comme pour la canaliser, la juguler, par son évocation, incessante dans ses propos, ou au cours de ses promenades interrogatives dans les églises, cimetières où reposaient des personnages illustres. Il allait la mirer sur le visage de ses amis malades, à leur chevet, à l’hôpital, se mirer lui d’une certaine façon, d’autant qu’il se savait atteint du cancer de la prostate, l’oubliant parfois, tant le pouvoir suprême et sa jeune maîtresse, sa fillette, le revigoraient, si vivifiants. Entre le jouir de sa puissance et son pessimisme mortifère, il la baladait, en sa posture présidentielle, dissertait sur la dualité de l’existence, ce balancement entre la vie et la disparition. Il s’interrogeait sur Dieu, clamant son agnosticisme : « Je ne sais pas si j’y crois », déclarait-il.
Échapper à l’enfermement
La mort enroba son enfance et son adolescence, avec la disparition de sa mère, lorsqu’il avait 19 ans. Sa prime jeunesse se déroula dans le climat des veuves de guerre sans hommes des lendemains dévastés de 14-18. Sentiments d’inquiétude qui, à mon avis, favorisèrent cette capacité d’échapper à l’emprise d’autrui, suscitèrent l’évasion de sa province et du micro-milieu charentais, la double évasion des camps en Allemagne, l’évasion encore de la domination par l’autre, par de Gaulle, la volonté d’être l’élu. Il précisait, à propos de son enfance au collège : « J’étais intérieurement solitaire. Je ne laissais pas du tout la collectivité empiéter sur moi. […] Je ne voulais pas me laisser entamer. » À la question de savoir s’il avait parfois obéi dans son passé, il répondait par ailleurs : « Oui, mais à de très rares moments, dans ce que l’on appellerait l’obéissance. »
Ces esquives aboutissent à la domination pour ne pas être « entamé », traqué, sentiment qu’il me semblait percevoir dans ses moments de silence, dans ses clignements d’yeux rapides, cherchant l’échappatoire ou la prudence, lorsqu’une question pouvait mener à la critique. Échapper à l’enfermement implique une dualité, la croyance qu’existe une issue. « J’aurais été dans une petite rue de cent mètres fermée aux deux bouts par la Gestapo, je n’aurais pas pensé que j’étais perdu », affirmait François Mitterrand. Optimisme que l’on retrouve dans son opiniâtreté à remporter la course à la présidence, après plus de vingt ans dans l’opposition et deux échecs à la présidentielle.
La « sacralisation » de la mort autour du cercueil de Martin, la dramatisation de la disparition de ce personnage à double clé, sa « sanctification républicaine » par un drapeau tricolore apposé sur la bière et la proclamation de la fidélité de Mitterrand au défunt, par-delà le danger d’une forte réprobation d’une sympathie pour Vichy, se placent sous le signe de l’ambivalence et d’une fidélité jusqu’après la mort, quelles que soient les circonstances et ici pour de grands acteurs de la collaboration.
Car, à moins que les actes en faveur de la Résistance de la part de Martin, et subséquemment de Bousquet, fussent extraordinaires et non rendus publics (pour quelles raisons ?), ne s’atténue pas le caractère monstrueux et criminel de leurs décisions et participations pleines à la déportation de Juifs, inhumanité pour laquelle Bousquet fut rattrapé par la justice en 1991. Mitterrand essaya de s’expliquer, pour le moins avec légèreté a posteriori, en déclarant s’en tenir à la chose jugée par la Haute Cour de la Libération, pour ce qui concerne Bousquet. En écho avec une large partie de l’opinion, des politiques, des juges, comme de la police et de la gendarmerie, qui ne tenaient pas, à la Libération, à laver davantage le très sale linge historique, à l’instar de de Gaulle.
La chasse aux collaborateurs importants ne fut pas intense. Leur capacité de se déculpabiliser, de se blanchir, se dénote, et en particulier pour Bousquet, dans leur réinstallation rapide dans les premiers cercles politiques ou administratifs, comme si de rien n’était, l’administration manquant de compétences. Mitterrand ne faisait pas exception, lorsqu’il fréquentait Martin et Bousquet pour leurs dites qualités et la forte influence de ce dernier. Amitié et fréquentation pardonnaient, réhabilitaient, d’autant qu’il était un ancien résistant, un politique de gauche candidat à la présidence ou président, selon les époques. L’amitié et la fidélité de François Mitterrand ne prenaient en compte chez ces deux-là que le fait qu’ils avaient évité l’arrestation de résistants, écartant le reste criminel ; ses vrais « amis », était-il persuadé, et cela jusqu’à la fin de sa vie, étant en majorité ceux que la guerre avait forgés, dans un sens ou l’autre. Ici ressurgissent les ambiguïtés.
Le psycho/mélodrame devant le cercueil de Martin, enluminé du drapeau bleu, blanc, rouge, rappelle le fleurissement à six reprises de la tombe de Pétain par un préfet, ordonné par François Mitterrand. Ce geste (encore le mortifère) était-il justifié, au-delà d’une ou deux reprises, à l’instar de ses prédécesseurs, à l’égard du cadavre binôme du « sauveur » de Verdun et du maréchal antisémite, condamné à mort pour avoir pactisé avec l’occupant nazi ?
Un Mitterrand qui s’autorisait une réhabilitation rampante de Pétain, alors qu’une telle décision « réparatrice » ne devrait être que de la responsabilité d’un vote de la nation ou du parlement réuni. Il prétendit que la répétition procéda d’un oubli de sa part d’ordonner l’arrêt du fleurissement, tel un lapsus de la part de celui qui refusa aussi de reconnaître la responsabilité de la France dans la collaboration et ses agissements. La France, là encore en lui-même, en son « Moi-je, la France », mégalomanie qui atteint les chefs d’État. Boursouflure qui dans l’inscription qu’il espérait laisser dans l’Histoire, se savait un degré en historicité en dessous de Pétain et de de Gaulle, les deux effigies centrales de son vivant, pour cause d’une présidence en une période relativement pacifique.
Mitterrand ne voyait-il en Martin et Bousquet que ceux qui lui avaient sauvé la vie ? Improbable à ce niveau d’intelligence. Il réapercevait en eux une partie de ce qu’il ne fut pas, mais aurait pu être, s’il n’avait opté pour la Résistance, sachant que pour quiconque de cette stature il était impossible de ne pas voir la « saleté » des rôles, l’arrivisme des personnages et la cruauté imprégnant leur passé, ni de s’interroger sur leurs actes dévastateurs pour les Juifs.
Le pardonner à soi-même, à ses ambivalences, à celui qui aurait pu prendre l’autre chemin, c’est-à-dire lui-même, semble une évidence, d’autant qu’il déclarait à Pierre Péan : « Dans ces périodes troublées, quand on est jeune de surcroît, il est très difficile de faire des choix. Je m’en suis plutôt bien sorti. C’est injuste de juger des gens sur des erreurs qui s’expliquent dans l’atmosphère de l’époque. Aux hommes politiques, on ne pardonne rien7 ! »
On peut discerner une insensibilité ou une absence de prise en compte du drame de la déportation des Juifs dans la réhabilitation (rampante, partielle ou inconsciente) par Mitterrand des Pétain, Martin, Bousquet, cela en revers de ses discours, de ses proclamations à la Knesset, de ses amis juifs ; insensibilité, apathie ou antisémitisme diffus, larvaire, plus ou moins traditionnel, d’une majeure partie du pays, jusqu’aux prises de conscience de la Shoah dans les années 1980.
Un antisémitisme construit sur une dualité, l’autre et soi-même ; partition entre Juifs et non-Juifs. Le jeu mental pendant la guerre, pour la plupart, se passait « entre nous » et les Juifs. Ils étaient « autre chose », un « détail » de l’Histoire, comme le disait Jean-Marie Le Pen ; un « mis à part » ; un « c’est leur histoire, pas la nôtre », reflet de l’état d’esprit de tant de Français et de leur impassibilité aux souffrances juives, au lendemain de la guerre.
La distinction entre « nous et eux » fut sous-jacente dans l’éducation catholique de Mitterrand. Religion fondatrice de l’antisémitisme, contre lequel sa mère l’avait dressé, indignée qu’elle fut par le parti pris antisémite qu’elle avait détecté chez Déroulède, avec lequel elle entretint une correspondance, selon son fils François. Yvonne Mitterrand communiqua son indignation et fixa l’interdit en son enfant.
Un interdit ne signifie pas la disparition des pensées refoulées, qui dardent ou influencent les comportements par intermittence, chez chacun, comme chez François Mitterrand. Lui, dégagé de la croyance élémentaire, mais imprégné encore des antiques archétypes catholiques, dont l’opprobre, si ce n’est la haine, plus ou moins larvés contre la croyance adverse et ses adeptes, si répandues dans les bourgeoisies provinciales dont il s’était extirpé, sans pouvoir s’épousseter de ces restes. Le petit portrait d’un enfant juif tué s’entrevoyait pourtant sur Martin, Bousquet, Laval, Pétain, portrait ineffaçable. Malgré ses ambivalences, peu de Juifs, sous sa présidence, et en dépit du fleurissement de la tombe de Pétain, auraient clamé que François Mitterrand n’aurait pas été leur défenseur, s’il l’avait fallu.
- 1. Pierre Jouve, ancien journaliste, interviewa François Mitterrand dans les années 1983 et 1984, avec le psychanalyste Ali Magoudi. Ils réalisèrent un film sur l’ancien président, diffusé en 1988 par TF1, suivi d’un second documentaire, cette fois-ci sur Jacques Chirac puis Jean-Marie Le Pen. Dans ce texte, la plupart des citations de François Mitterrand sont extraites de ces entretiens.
- 2. Pierre Péan, Une jeunesse française. François Mitterrand, 1934-1947, Paris, Fayard, 1994.
- 3. Ibid. Pierre Péan cite Yves Cazaux, ancien préfet de la Nièvre, écrivain, qui connut Martin.
- 4. Ibid.
- 5. Selon Georgette Elgey, historienne, proche de François Mitterrand, dans Histoire de la IVe République, vol. V, t. III, La Fin. La République des tourmentes (1954-1959), Paris, Fayard, 2008.
- 6. René Bousquet fut condamné à cinq ans de dégradation nationale par la Haute Cour, à la Libération, qui estima, pour le moins indulgente et peu consciente de la vérité tragique, qu’il s’était « rendu coupable du crime d’indignité nationale ; mais, considérant qu’il résulte de l’information et des débats la preuve qu’en de nombreuses circonstances Bousquet a, par ses actes, participé de façon active et soutenue à la résistance contre l’occupant ».
- 7. Pierre Péan, Une jeunesse française, op. cit.