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La souveraineté de la Nouvelle-Calédonie. Entretien avec René Dosière

Propos recueillis par Anne-Lorraine Bujon, Lucile Schmid et Adrien Tallent

Le 4 novembre prochain se tiendra le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, conformément à l’accord de Nouméa signé en 1998 entre l’État français et les indépendantistes. Dans quel contexte se déroule aujourd’hui la campagne du référendum ? Les années qui ont précédé les accords de Matignon de 1988 avaient été marquées par des violences, avec pour paroxysme la prise d’otage de la grotte d’Ouvéa. Les esprits sont-ils aujourd’hui moins échauffés ?

 

À partir de 1988 et les accords de Matignon, les relations entre la France et la Nouvelle-Calédonie se modifient. Après une période de transition de 1988 à 1998, marquée par le retour de la paix, la reconnaissance de l’identité kanak, le processus de développement économique, la création des provinces et des investissements importants de l’État, l’Accord de Nouméa de 1998 rompt avec la tutelle coloniale en permettant aux Néo-Calédoniens de devenir maîtres de leur avenir, ce que l’on appelle le « destin commun ».

 

Pour y parvenir, il est d’abord affirmé solennellement dans le préambule de l’Accord que tous les Calédoniens quelle que soit leur communauté d’origine ont désormais la même légitimité à vivre en Nouvelle-Calédonie. Pour construire le destin commun, l’ensemble des compétences concernant le développement économique, social, culturel, éducatif etc. sont désormais du ressort des institutions calédoniennes : provinces et Congrès du territoire. Pour les e

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