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Urbanisme et architecture : les hésitations d'un président hypermobile

novembre 2007

Le discours prononcé par le président à l’occasion de l’inauguration de la Cité de l’architecture et du patrimoine a valorisé, selon l’animateur de la revue Urbanisme, le métier d’architecte. Mais comment cela s’accorde-t-il avec une politique urbaine et territoriale dépendant aujourd’hui du ministère du Développement durable, alors même que le président défend à travers l’accession à la propriété individuelle un étalement urbain mal contrôlable ?

De Gaulle avait une maison à Colombey-les-Deux-Églises, Pompidou, Giscard d’Estaing et Chirac se rendaient fréquemment dans leurs propriétés du centre de la France. Ainsi chaque président de la République était-il associé à un lieu, pas nécessairement natal, mais résidentiel et familial. Nicolas Sarkozy a été maire de Neuilly, en banlieue parisienne, c’est tout mais c’est décisif puisque Neuilly lui a servi de tremplin et d’espace intégrateur1.

Jean-Marie Le Pen est breton, François Bayrou béarnais, Ségolène Royal a adopté le Poitou, la plupart des candidats sont localisables, sauf Nicolas Sarkozy qui est chez lui partout et nulle part. La preuve ? On dit qu’il a tenu durant la campagne plus de deux cents meetings en province et qu’il n’a dormi que deux nuits à l’hôtel. Exagérée ou pas, cette comptabilité est hautement symbolique, Nicolas Sarkozy n’est pas l’homme d’un terroir, il refuse l’enracinement et adhère à l’ubiquité, signe de la modernité à l’heure de la mondialisation. Tout juste élu, il prend un peu de recul – et de repos – sur un yacht, c’est-à-dire un non-lieu par excellence, un bateau qui navigue entre deux terres, qui vogue d’un port à un autre, sans aucune attache. Le géographe Armand Frémont nous le confirme :

Venu on ne sait d’où, allant je ne sais où, il court plus qu’il n’avance. Il a tout assimilé d’un système contemporain qui associe étroitement les médias, la grande consommation, les loisirs de masse, les affaires et l’expression politique. Il en est lui-même le produit. Et c’est au fond ce système qu’il propose aux citoyens comme manière d’exercer le pouvoir. Plutôt que populiste, il s’affiche people2.

En effet, depuis son élection, il ne cesse de bouger, se présente sur tous les fronts, circule dans l’Hexagone comme dans le monde entier, comme si son agitation était la preuve du mouvement qu’il souhaite incarner, celui de la « rupture ». La mobilité pour contrecarrer l’immobilisme ? Même durant ses vacances américaines, c’est sur un bateau qu’il pose pour les photographes. Et lorsqu’il se rend, quelques semaines plus tard, à New York avec son ministre des Affaires étrangères, c’est le joggeur qui est mitraillé par les reporters ! Un président n’aurait-il pas besoin de calme, de distance pour examiner avec sérénité l’état du monde et indiquer les grandes lignes d’une politique construite pour les futures années, abandonnant à son Premier ministre l’écume du temps court, la réaction aux événements ? Non, Nicolas Sarkozy est atopique, c’est-à-dire « sans lieu », c’est l’instant qui lui sert de territoire, il erre en temps réel ou du moins l’espère-t-il. Mais le président n’est pas avare de propositions sur le plan des territoires et de l’habitat. On se souvient des promesses du candidat pour assurer à chaque Français l’accès à la propriété de son logement. On se souvient d’une de ses premières interventions, à Roissy le 26 juin dernier, sur la nécessité d’une « communauté urbaine » à l’échelle de l’agglomération parisienne, relançant ainsi le débat récurrent sur le « Grand Paris ».

Un projet pour la ville ? Le cas du « Grand Paris »

Au détour d’un long discours sur les potentialités de Roissy-Charles de Gaulle à devenir le premier hub aéroportuaire de l’Europe, le président en profite pour égrener quelques convictions sur des sujets voisins. Ainsi affirme-t-il que « le développement durable, c’est simplement une expression plus complète de l’objectif de mieux vivre », et qu’il est facile de régler la question des nuisances sonores. Il laisse entendre que la croissance n’est pas incompatible avec la préoccupation environnementale, ce qui est totalement absurde. Celle-ci sous-entend d’autres modes de production des richesses et de consommation, tant d’un point de vue collectif qu’individuel3. Il prend parti pour le transport par train, « le fret ferroviaire français, dit-il, ne trouvera sa croissance que dans la réorganisation qu’à la Sncf », ce qui veut dire une baisse des tarifs et de nouveaux réseaux. Il considère que la France n’a pas de ports à la hauteur de son ambition internationale et donne comme exemple Valence et Anvers qui créent des emplois. Il termine en listant quatre « leviers du changement » :

D’abord les infrastructures. Construisons enfin des transports en commun circulaires, comme le projet Métrophérique qui reliera tous les terminaux des lignes de métro. Construisons Charles-de-Gaulle Express. Engageons d’autres projets ambitieux et efficaces.

Deuxième levier de changement, c’est l’urbanisme […] L’habitat collectif en centre-ville. L’habitat individuel, en périphérie de nos villes. Il faut que l’on repense la ville.

Le troisième levier est « la recherche et l’enseignement supérieur ». Là, il suggère que les bibliothèques universitaires soient ouvertes le dimanche, que chaque université ait « un campus » (sans plus de précision), qui soit « une zone franche », afin que « les étudiants puissent monter leur entreprise ». Quant au dernier « levier », c’est « l’organisation des pouvoirs » selon les territoires. C’est à ce moment que le discours condamne le nouveau schéma directeur de la région Île-de-France4 – sans fournir un seul élément critique – et qu’il préconise la mobilisation de toutes les administrations concernées afin de nourrir la réflexion d’un « comité interministériel d’aménagement du territoire dédié à l’Île-de-France » dont la mission sera, pour 2008, de dessiner un nouveau cadre (géographique, administratif, juridique…), « pour la première région de France où vivent 12 millions de personnes ». Comme d’habitude, sur ces thèmes, la plume présidentielle se doit de citer Alphonse Allais (les villes à la campagne), de rendre hommage à Haussmann, à Paul Delouvrier (sur lequel on attend toujours une étude réellement distanciée) et plus curieusement sur Charles L’Enfant5… Voici une bien curieuse intervention politique qui entremêle des constats de « bon sens » (le transport en commun de l’Île-de-France mérite effectivement d’être réorganisé en privilégiant les relations interbanlieues, les universités doivent bénéficier d’un budget conséquent, le fret route/fer européen mis en place, etc.) – dont les chantiers auraient dû depuis longtemps – et sous la gauche – être lancés, avec des affirmations sans aucun fondement, comme réserver le centre des villes aux habitations collectives et la périphérie au pavillonnaire. Penser l’urbanisation contemporaine revient justement à sortir du couple centre/périphérie et à aborder l’urbain diffus, à stimuler une architecture de la maison individuelle et un éco-urbanisme qui sache judicieusement combiner la logique des lieux à la logique des flux6. Se voulant prospectif, le président, de fait, retourne en arrière et expose une vision dépassée de la manière d’envisager l’urbanisme. Il se doit de recycler son staff ! Quant au Grand Paris, il est effectivement désolant que la gauche – qui est à la tête de la région et de la capitale – ne s’en préoccupe que si tardivement, alors même que les rapports entre Paris et les communes mitoyennes s’améliorent, grâce entre autres à l’action de l’adjoint au maire Pierre Mansat. Il manque toujours une intention politique, qui non seulement modifie les prérogatives des diverses institutions territoriales et nationales emboîtées les unes dans les autres afin de saisir le Grand Paris (aux limites ouvertes), tout en assurant une démocratie de proximité.

Il semble évident que les questions du logement et des déplacements sont prioritaires, comme l’exprime dans sa présentation du Sdrif, Mireille Ferri, élue écologiste7. Un bilan du Grand Berlin, du Grand Londres, du Grand New York, du Grand Montréal, pour n’en citer que quelques-uns, serait riche d’enseignements, d’autant plus qu’on pourrait l’établir parallèlement à l’histoire des tentatives successives, depuis l’entre-deux-guerres, pour élaborer un Grand Paris. Il existe des structures compétentes, comme l’Atelier d’urbanisme parisien (Apur), l’Iaurif, les Caue, les services d’urbanisme des communes concernées, les écoles d’architecture franciliennes, les instituts d’urbanisme, les bureaux d’études, etc., bref tout un « milieu » qui n’attend qu’à être mis à contribution. Elles pourraient préparer divers dossiers thématiques qui seraient discutés lors d’États généraux d’Île-de-France où des équipes d’architectes-urbanistes-paysagistes-philosophes présenteraient également leurs diagnostics et leurs « projets d’urbanisation » (et non pas de projet urbain). Un « projet d’urbanisation » consiste en une analyse d’un site et en un déroulé processuel, sachant que tout ménagement urbanistique doit intégrer l’imperfection, la réversibilité et l’éventuelle réorientation. Je précise que le « ménagement » relève d’un « prendre soin » et non pas d’un logo, d’une image, d’un « objet solitaire », ce qui satisfait pleinement les architectes du star-system… L’urbanisme doit être conduit avec la participation des habitants et l’association des compétences, ce qui nécessite des procédures originales et exigeantes en temps. Le temps de préparation mérite un financement spécifique. La précipitation, là comme ailleurs, est mauvaise conseillère. Un président rapide saura-t-il l’admettre ? Espérons-le ! L’adéquation harmonieuse d’un territoire avec ses modalités de gouvernementalité réclame des expérimentations, des tâtonnements, des ratages, des réajustements. Pourquoi faudrait-il tout de suite légiférer ? L’éco-urbanisme – qui ne se satisfait pas de quelques Écopolis, comme l’imagine le rapport Attali8 – dépend d’une profonde mutation du secteur du Btp, des pratiques professionnelles (artisans, programmistes, architectes…), des attentes des habitants (d’où une diffusion massive d’une culture architecturale et urbaine dès l’école primaire), des organigrammes municipaux et administratifs, etc. Un tel discours, à la fois interventionniste, ferme et aussi flou et imprécis, ne correspond pas à la situation, qui en effet, est catastrophique.

Un programme pour l’architecture?

Qu’en est-il de l’architecture ? Le 17 septembre, lors de l’inauguration de la Cité de l’architecture, Nicolas Sarkozy a confié sa vision de cet art. Écoutons-le (je précise que je commente son discours tel qu’il figure sur le site « Présidence de la République », des témoins m’ont indiqué des digressions ou parfois des suppressions) : « L’inauguration de ce nouvel établissement culturel consacré à l’architecture et au patrimoine, je veux qu’elle soit l’occasion de remettre l’architecture au cœur de nos choix politiques » (comme si cela avait déjà été le cas !). « L’art, la culture, l’architecture sont parties prenantes de l’état d’esprit de la société » (phrase qui n’engage à rien et que tout homme politique est amené un jour ou l’autre à prononcer). Pour le patrimoine (qui « appartient au peuple ») il est impératif de « modifier considérablement le régime du mécénat, augmenter les possibilités de partenariats public/privé » (air connu, comment marchandiser le patrimoine commun au profit d’une défiscalisation de quelques-uns ?). « Le défi de la beauté architecturale est un enjeu culturel et humaniste au plus haut degré » (ce charabia oublie que l’architecture occidentale depuis ses origines justement vise à articuler la beauté, la commodité et la solidité et que depuis Vitruve à Viollet-le-Duc, en passant par Alberti, Palladio ou Quatremère de Quincy, l’architecture veille à être durable, dans le sens d’une pérennité des usages et des symboles. L’architecture est l’attente d’une présence, comme je me propose de la définir9. Puis, il cite Jean Nouvel – à qui il attribue un souci de coller « aux caractéristiques du territoire, aux habitudes de vie de ses populations, aux particularités de son climat, de ses paysages naturels », ce qui n’a pu que l’étonner – pour la Philharmonie de La Villette et Tom Mayne, pour la Tour Phare de La Défense, qu’il apprécie. Il exhorte à « dépasser certains débats simplistes », comme celui des tours. Voilà bien un sujet qui n’a pas été débattu ! Quelles sont les enquêtes psychosociologiques sur la vie quotidienne dans une tour ? Que savons-nous des pathologies propres à cet habitat ? En quoi ces « villages horizontaux » ne préfigurent-ils pas les problèmes liés aux grands ensembles ? Sont-elles énergivores ? Quelles charges représentent-elles pour un ménage type relevant du logement social ? L’habitat en tours n’est-il pas réservé à une clientèle aisée, sans enfant (car où vont-ils jouer ? Peut-être restent-ils passifs devant leur écran ?) ? Sont-elles moins coûteuses (construction et entretien compris) qu’un éco-quartier de maisons de ville ? Nous ne disposons d’aucunes de ces données. J’ajoute que le président a convié à déjeuner à l’Élysée, après la cérémonie, quatorze architectes parmi les plus médiatiques (Rudi Ricciotti, Rem Koolhaas, Dominique Perrault, Zaha Hadid, Norman Foster…) qui n’ont prononcé que quelques banalités10. Que dit le chef de l’État ? Qu’il faut « réparer les erreurs commises dans le passé ».

Il a mille fois raison. À commencer par les grands ensembles, au lieu de les réhabiliter à coup de millions d’euros, cassons-les et construisons des éco-quartiers en tenant compte des souhaits des habitants à se loger dans des maisons individuelles. Celles-ci ne sont pas incompatibles ni avec une certaine densité ni surtout avec une certaine urbanité. Même « Les Courtillières » d’Émile Aillaud à Pantin qu’il défend sont à réorganiser, car la taille des logements ne correspond plus aux attentes des familles. Le président aborde la question de l’anonymat dans les concours d’architecture que l’Europe a imposé et qu’il veut supprimer, car cette règle « interdit toute relation personnalisée entre les candidats et le maître d’ouvrage public ». Pour avoir été à plusieurs reprises membres d’un jury, je dois avouer que c’est la composition de celui-ci et la personnalité du président qui sont à repenser. Anonymat ou pas, la manipulation est possible. La seule solution – et encore imparfaite – serait d’exposer les projets et d’organiser des réunions publiques avant la tenue du jury (avec présentation orale des candidats présélectionnés). Chaque membre du jury explicitera son choix et fera part de ses hésitations et de ses convictions. Le projet retenu sera susceptible d’évolutions, selon la délibération du jury et les avis du public. Le président Sarkozy « souhaite que l’éducation artistique et culturelle à l’école soit profondément renouvelée ». Est-ce nécessaire ? Les enseignants sont en poste et l’emploi du temps intègre, plus ou moins, la musique, la peinture et l’histoire de l’art : ce qui manque c’est la reconnaissance de cet enseignement par les parents, les élèves et le corps enseignant, pour qui il s’agit souvent d’un moment récréatif, alors même qu’il est créatif ! L’architecture, la ville, les notions d’« espace », de « site », de « paysage » méritent d’être traitées par diverses disciplines (français, mathématique, histoire et géographie qui devraient depuis longtemps ne former qu’une discipline, la « géohistoire », etc.) et pas seulement par une activité dite artistique. Cela suppose de nouveaux manuels, un refus de l’histoire chronologique de l’art (par les « ismes »), des visites de musées, des promenades urbaines et architecturales, des relevés in situ, des enquêtes, des classes photographiques, etc. Enfin, le président, profitant de sa présence dans un musée d’architecture, déclare :

Il faut décloisonner les écoles d’architecture et les faire participer à des pôles universitaires de niveau international, apportant des savoirs artistiques et techniques complémentaires.

Là encore, l’idée est ancienne d’intégrer la formation des architectes à l’université, mais pour d’innombrables raisons les gouvernements successifs n’ont jamais tranché. Je me souviens des propos en ce sens, que j’avais recueilli pour France-Culture, de François Barré, responsable de la direction de l’architecture (et pas encore du patrimoine) au ministère de la Culture avec pour ministre Philippe Douste-Blazy. J’avais même été chargé de la préfiguration d’une école d’architecture à Tours en liaison avec l’université, qui était ravie de s’ouvrir à cette formation. Avec la généralisation du Lmd (trois-cinqhuit), il paraît absurde de ne pas « universitariser » les écoles d’architecture, tout en leur garantissant l’originalité de leurs enseignements. Au lieu de cela, les écoles et leurs personnels et étudiants passent de l’Équipement à la Culture, en attendant l’Écologie, alors que leur destination fondamentale est l’université et la constitution de pôles d’excellence à l’échelle régionale. Pourquoi maintenir vingt-deux écoles ? Le métier d’architecte change profondément et se diversifie, il faut après un tronc commun favoriser de subtiles spécialisations en liaison avec les formations à l’urbanisme, au paysagisme, au management territorial, etc.

On le voit, le hors-lieu en temps réel du président Sarkozy ne répond pas ni au « temps long » des territoires (ces actes d’amour entre une population et un site) ni aux configurations sans cesse renouvelées des géographies de nos mobilités, géographies réseautées et néanmoins autonomes. Oui, l’éco-urbanisme et l’éco-architecture conditionnent le vécu des humains, c’est pour cela qu’ils sont politiques et concernent chaque citoyen.

  • *.

    Directeur de la revue Urbanisme.

  • 1.

    Voir supra p. 22-42, Michaël Foessel et Olivier Mongin, « Les mises en scène de la réussite. Entreprendre, entraîner, animer ».

  • 2.

    Armand Frémont, « Géographie mentale des candidats », Le Monde, 7 avril 2007.

  • 3.

    Thierry Paquot, Petit Manifeste pour une écologie existentielle, Paris, Éd. Bourin, 2007.

  • 4.

    Voir le « Schéma directeur de la région Île-de-France : défis, planification, identité », Urbanisme, hors-série n° 29, 2006.

  • 5.

    André Corboz, Deux capitales françaises : Saint-Pétersbourg et Washington, Gollion (Suisse), In-Folio, 2003.

  • 6.

    Olivier Mongin, la Condition urbaine. La ville à l’heure de la mondialisation, Paris, Le Seuil, 2005 et Thierry Paquot, Terre urbaine. Cinq défis pour le devenir urbain de la planète, Paris, La Découverte, 2006.

  • 7.

    Voir l’entretien avec Mireille Ferri, Urbanisme, hors-série n° 29, 2006, p. 6-8.

  • 8.

    Voir « Le “big bang” de la commission Attali », Le Figaro, 12 octobre 2007, p. 19.

  • 9.

    T. Paquot, « L’architecture comme attente d’une présence… », dans Chris Younès (sous la dir. de), Henri Maldiney. Philosophie, art et existence, Paris, Cerf, 2007, p. 137-149.

  • 10.

    Voir « De la Cité au perron de l’Élysée », Amc, n° 173, octobre 2007, p. 52-53.

Thierry Paquot

Philosophe, professeur à l'Institut d'urbanisme de Paris, il est spécialiste des questions urbaines et architecturales, et participe activement au débat sur la ville et ses transformations actuelles. Thierry Paquot a beaucoup contribué à diffuser l'oeuvre d'Ivan Illich en France (voir sa préface à Ivan Illich, La Découverte, 2012), et poursuit ses explorations philosophiques du lien entre nature,…

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