Notes de lecture

Dans le même numéro

Happycratie d'Edgar Cabanas et Eva Illouz

mars 2019

Depuis les années 1990 et le développement d’une «pseudoscience» du bonheur fondée sur la psychologie positive, une nuée d’auteurs, d’experts, de coachs, de psychologues et de conférenciers ont fait leur apparition avec pour seule promesse : nous rendre heureux. Pourtant, de nombreuses critiques ont rapidement émergé contre la faiblesse de cette nouvelle psychologie et contre la possibilité même de définir le bonheur. Les spécialistes du bonheur se sont néanmoins mis en quête d’une mesure du bonheur grâce à des questionnaires, des indicateurs, des échelles de valeurs, au service des pouvoirs publics et des entreprises. Le bonheur s’immisce dans les nouvelles méthodes managériales, avec l’idée que, par son autonomisation, le salarié s’autocontrôle et intériorise la responsabilité des échecs ou des difficultés. Plus largement, «le bonheur tel qu’il est formulé aujourd’hui n’est rien d’autre que l’esclave des valeurs imposées par la révolution culturelle néolibérale». La mythologie du bonheur fait de la poursuite de celui-ci un style de vie. Il s’agit de former d

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Trad. par Frédéric Joly , Premier Parallèle, 2018
260 p. 21 €

Adrien Tallent

Etudiant en philosophie et à Grenoble Ecole de Management où il s’est spécialisé en géopolitique, Adrien Tallent a été Assistant de rédaction à la revue Esprit de septembre 2018 à février 2019. Il a également co-fondé le nouveau media en ligne Homo Gulliver.

Dans le même numéro

Coordonné par Jean-Yves Potel, le dossier analyse le succès du gouvernement du Parti Droit et justice (PiS) en Pologne. Récupérant un mécontentement semblable à celui que l'on perçoit ailleurs en Europe, le régime s'appuie sur le discrédit des élites libérales et le rejet des étrangers pour promouvoir une souveraineté et une fierté nationale retrouvées. Il justifie ainsi un ensemble de mesures sociales mais aussi la mise au pas des journalistes et des juges, et une posture de défi vis à vis des institutions européennes, qu'il n'est pas pour autant question de quitter. À lire aussi dans ce numéro : les nouveaux cahiers de doléance en France, l’emprise du numérique, l’anniversaire de la révolution iranienne, l’antisémitisme sans fin et la pensée écologique.