Notes de lecture

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La grâce et le progrès. d’Élisabeth de Fontenay

Réflexions sur la Révolution française et la Vendée

mars 2021

Le projet de loi de lutte contre le séparatisme, après les retentissements qu’a connus en France l’affaire George Floyd, a ravivé le débat sur l’universalisme républicain, divisant plus que jamais les universalistes, d’une part, et les défenseurs de postures identitaires, d’autre part. Élisabeth de Fontenay se dit tourmentée depuis toujours par cette question, redoutant que dans un entendement trop abstrait, trop absolu de ce principe fondateur de la République hérité des Lumières, on arrive à en liquider l’héritage. Avec le risque qu’à trop privilégier les divisions identitaires ou religieuses au détriment de l’appartenance nationale, on en vienne à voir s’effacer la nation. Cette femme de gauche, qui n’a jamais cessé d’être attachée aux valeurs républicaines et à un universalisme « latéral » ou « réitératif », dont la famille paternelle est issue de ce grand Ouest dans lequel elle a passé son enfance, se dit inquiète des temps présents. Elle reste hantée par l’amnésie dont les républicains sont frappés s’agissant des crimes commis par la toute jeune République en 1794, contre « les brig

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Stock, 2020
144 p. 18 €

Benédicte Chesnelong

Bénédicte Chesnelong est avocate au barreau de Paris, spécialisée en droit des affaires et droit pénal international. Ayant commencé sa carrière dans le cabinet de Robert Badinter, elle a par la suite travaillé pour la Commission environnement du Parlement européen, le Conseil de l’Europe et les Nations Unies, notamment comme chargée de mission au Kosovo.…

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On oppose souvent science et croyance, comme si ces deux régimes de discours n’avaient rien de commun. Pourtant, l’expérience nous apprend que c’est généralement quand l’un des deux fait défaut que l’autre subit une crise. Dans le contexte pandémique actuel, l’incapacité des experts et des gouvernants à rendre compte dans l’espace public des conditions selon lesquelles s’élaborent les vérités scientifiques, aussi bien qu’à reconnaître la part de ce que nous ne savions pas, a fini par rendre suspecte toute parole d’autorité et par faciliter la circulation et l’adhésion aux théories les plus fumeuses. Comment s’articulent aujourd’hui les registres de la science et de la croyance ? C’est à cette question que s’attache le présent dossier, coordonné par le philosophe Camille Riquier, avec les contributions de Jean-Claude Eslin, Michaël Fœssel, Bernard Perret, Jean-Louis Schlegel, Isabelle Stengers. À lire aussi dans ce numéro : l’avenir de l’Irak, les monopoles numériques, les enseignants et la laïcité, et l’écocritique.