Notes de lecture

Dans le même numéro

Théologie de l’écologie. Une Création à partager de François Euvé

juin 2021

On connaît la thèse qui court : à cause de son anthropocentrisme foncier, le christianisme porte une lourde responsabilité dans la destruction de l’environnement. François Euvé se garde bien d’écarter l’accusation d’un revers de main, et il ne s’en tient pas non plus à la posture défensive consistant à mettre en valeur les évolutions récentes (encyclique Laudato Si’, engagement écologique de militants et intellectuels, tournant cosmologique de la théologie) afin d’éviter les questions qui fâchent. Il va au fond des choses, en commençant par exposer de manière précise l’analyse bien connue de Lynn White, pour qui l’arrogance techniciste de l’Occident trouve son origine dans la conception chrétienne selon laquelle « l’homme partage la transcendance divine à l’égard de la nature ». Tout en montrant la complexité du sujet, au fil d’évolutions de la pensée chrétienne conduisant à des interprétations contrastées de l’injonction biblique de soumettre et dominer la nature, François Euvé reconnaît « qu’il serait faux de prétendre disjoindre toute relation entre le christianisme et l’élaboration

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Salvator, 2021
200 p. 20 €

Bernard Perret

Bernard Perret est haut fonctionnaire ; il a longtemps travaillé pour l'INSEE, pour ensuite se tourner vers les questions écologiques et de développement durable au sein de différentes instances (dont le Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie). Il est l'auteur de nombreux essais sur les politiques publiques, les liens entre économie et société, le développement durable (

Dans le même numéro

Les enquêtes de santé publique font état d’une épidémie de fatigue dans le contexte de la crise sanitaire. La santé mentale constitue-t-elle une « troisième vague » ou bien est-elle une nouvelle donne sociale ? L’hypothèse suivie dans ce dossier, coordonné par Jonathan Chalier et Alain Ehrenberg, est que la santé mentale est notre attitude collective à l’égard de la contingence, dans des sociétés où l’autonomie est devenue la condition commune. L’épidémie ne provoque pas tant notre fatigue qu’elle l’accentue. Cette dernière vient en retour révéler la société dans laquelle nous vivons – et celle dans laquelle nous souhaiterions vivre. À lire aussi dans ce numéro : archives et politique du secret, la laïcité vue de Londres, l’impossible décentralisation, Michel Leiris ou la bifurcation et Marc Ferro, un historien libre.