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Notes de lecture

Dans le même numéro

L’envie, une passion tourmentée d'André Rauch

juin 2022

Après Paresse et Luxure (Armand Colin, 2013 et 2016), André Rauch poursuit son histoire systématique des péchés, des vices et autres coupables passions humaines avec L’Envie, une passion tourmentée, tourmentante même puisqu’elle n’apporte à celui qu’elle afflige que la frustration. Fidèle à sa méthode, l’historien en suit le cheminement sur la longue durée dans l’aire occidentale, puisant à diverses sources littéraires, picturales, audiovisuelles, pour en retracer le parcours singulier, des Pères de l’Église au cyberharcèlement contemporain. Saluons d’emblée le tour de force que représentent la maîtrise d’une masse impressionnante de sources extrêmement diverses et son exploitation d’une grande finesse, servie par une langue élégante. André Rauch s’appuie à la fois sur la littérature scientifique actuelle et sur ses propres lectures et interprétations d’œuvres dont le commentaire apporte toujours quelque chose à l’analyse. Le postulat qui sous-tend ce travail, comme les précédents, est double : d’une part, il est possible d’identifier un complexe relativement stable d’idées associées permettant de suivre dans le temps long une notion telle que celle-ci, tout en repérant des évolutions, voire des ruptures, dans les significations attachées à ces idées. D’autre part, loin de réduire l’analyse à une explication de type psychologique, il est possible de réinsérer les mécanismes décrits dans des logiques sociales qui permettent d’en faire une sorte de

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Champ Vallon, 2021
248 p. 24 €

Laurent Martin

Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d'histoire et docteur en histoire, Laurent Martin. Professeur à l'université Sorbonne Nouvelle depuis 2013. Son domaine de recherche est l'histoire culturelle du monde contemporain (histoire des médias, des censures, des politiques culturelles, des relations culturelles inter et transnationales).…

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La démocratie des communs

Les « communs », dans leur dimension théorique et pratique, sont devenus une notion incontournable pour concevoir des alternatives à l’exclusion propriétaire et étatique. Opposés à la privatisation de certaines ressources considérées comme collectives, ceux qui défendent leur emploi ne se positionnent pas pour autant en faveur d’un retour à la propriété publique, mais proposent de repenser la notion d’intérêt général sous l’angle de l’autogouvernement et de la coopération. Ce faisant, ils espèrent dépasser certaines apories relatives à la logique propriétaire (définie non plus comme le droit absolu d’une personne sur une chose, mais comme un faisceau de droits), et concevoir des formes de démocratisation de l’économie. Le dossier de ce numéro, coordonné par Édouard Jourdain, tâchera de montrer qu’une approche par les communs de la démocratie serait susceptible d’en renouveler à la fois la théorie et la pratique, en dépassant les clivages traditionnels du public et du privé, ou de l’État et de la société.