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Notes de lecture

Dans le même numéro

Le spiritualisme français

de Jean-Louis Vieillard-Baron

octobre 2021

Combien savent encore, même dans la confrérie philosophique, ce qu’était « le spiritualisme français » du xixe siècle ? Le mot même, « spiritualisme », n’est pas de ceux qui font envie, même s’il a quelques affinités avec la « spiritualité » qui a, elle, plutôt le vent en poupe. Ce livre présente pourtant cette tradition philosophique oubliée – et pas seulement oubliée : méprisée au xxe siècle –, celle des spiritualistes français du xixe siècle, considérés comme des auteurs secondaires par rapport aux grands noms français jusqu’au xviiie siècle inclus, et surtout allemands après le tournant de 1800. Jean-Louis Vieillard-Baron ne veut pas réparer, ce faisant, une lacune de l’histoire de la philosophie, peu démocratique en général, en proposant simplement une succession raisonnée de monographies de philosophes secondaires. Son récit passe certes par une galerie de portraits individuels, mais l’auteur aimerait aussi faire entrer le lecteur dans « une forme de pensée rigoureuse et métaphysique », dans une « expérience de liberté de l’esprit », partagée par des penseurs nombreux et divers. Les « spiritualistes » sont d’orientations variées : ils peuvent être très catholiques ou parfaitement laïques et anticléricaux, éclectiques ou centrés sur une question ultime bien délimitée, engagés

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Éditions du Cerf, 2021
584 p. 29 €

Jean-Louis Schlegel

Philosophe, éditeur, sociologue des religions et traducteur, Jean-Louis Schlegel est particulièrement intéressé par les recompositions du religieux, et singulièrement de l'Eglise catholique, dans la société contemporaine. Cet intérêt concerne tous les niveaux d’intelligibilité : évolution des pratiques, de la culture, des institutions, des pouvoirs et des « puissances », du rôle et de la place du…

Dans le même numéro

La publication du rapport Duclert a réouvert le débat sur les responsabilités du gouvernement, de la diplomatie et de l’armée françaises dans le génocide des Tutsi au Rwanda. À partir d’une lecture de ce rapport, le présent dossier propose de réfléchir à ce que nous avons appris, dans les vingt-cinq ans qui nous séparent des faits, sur l’implication de la France au Rwanda. Quelles leçons peut-on tirer des événements, mais aussi de la difficulté, dans les années qui ont suivi, à s’accorder sur les faits et à faire reconnaitre la vérité historique ? Quels constats cette histoire invite-t-elle sur le partage des responsabilités entre autorités politiques et militaires, sur les difficultés inhérentes aux opérations extérieures, notamment en Afrique, et enfin sur le bilan de ces interventions, au moment où la France choisit de réduire sa présence au Sahel ? Au-delà du seul cas français, l’échec de la communauté internationale à prévenir le génocide rwandais invite en effet à repenser le cadre des interventions armées sur les théâtres de conflits et de guerres. À lire aussi dans ce numéro : l’avenir de l’Afghanistan, djihadisme et démocratie, gouverner le trottoir, à qui profite le crime ?, le retour à Rome d’Hédi Kaddour et le carnaval Belmondo.