Notes de lecture

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Dans la détresse de Michel Naepels

mars 2019

Dans cet ouvrage, l’anthropologue Michel Naepels entend «engager une réflexion sur la violence en mettant en œuvre une anthropologie de la vulnérabilité et de la détresse, en retournant à l’ordinaire des gens ordinaires, en prêtant attention aux subjectivités, aux temporalités, aux expériences». Réfléchir sur la détresse, c’est aussi «écrire dans la détresse» : les modalités de l’écriture – désordonnée, fragmentaire, troublée – se font ainsi à l’image de la «confusion du monde». L’apport propre à l’ethnographie, fondée sur l’observation et l’entretien, permet de mettre au jour les vulnérabilités ordinaires, par exemple les incertitudes qui pèsent sur les cycles productifs et reproductifs, les déplacements forcés et la transformation des arbitres de la conflictualité de voisinage dans la province du Katanga en République démocratique du Congo. Mais ces méthodes sont remises en question par la littérature, notamment dans l’œuvre de Claude Simon : «Il y a

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EHESS, coll "Cas de figure", 2019
152 p. 12 €

Jonathan Chalier

Secrétaire de rédaction de la revue Esprit, chargé de cours de philosophie à l'École polytechnique et à l'Institut catholique de Paris.

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Coordonné par Jean-Yves Potel, le dossier analyse le succès du gouvernement du Parti Droit et justice (PiS) en Pologne. Récupérant un mécontentement semblable à celui que l'on perçoit ailleurs en Europe, le régime s'appuie sur le discrédit des élites libérales et le rejet des étrangers pour promouvoir une souveraineté et une fierté nationale retrouvées. Il justifie ainsi un ensemble de mesures sociales mais aussi la mise au pas des journalistes et des juges, et une posture de défi vis à vis des institutions européennes, qu'il n'est pas pour autant question de quitter. À lire aussi dans ce numéro : les nouveaux cahiers de doléance en France, l’emprise du numérique, l’anniversaire de la révolution iranienne, l’antisémitisme sans fin et la pensée écologique.