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Rire. Une anthropologie du rieur de David Le Breton

Le rire a bonne presse : les festivals se multiplient (Montreux Comedy, le Marrakech du rire, la Semaine de ­l’insolence à Annecy, les Vendanges de l’humour à Mâcon, Rire en Seine à Rouen, les Fous rires de Bordeaux…), les hôpitaux l’intègrent à leurs soins et autres thérapies, les entreprises l’introduisent dans la dynamique de groupe, les radios intronisent les humoristes aux heures de grande écoute, bref, rire est vivement recommandé. Il était temps d’en démonter les mécanismes et de proposer une anthropologie du rieur. David Le Breton, avec le talent qu’on lui connaît, s’y risque et le résultat est concluant sans être totalement désopilant, non pas qu’il refuse de rire de son sujet, mais parce qu’il faut un minimum de sérieux pour en explorer les multiples facettes. Que le lecteur se rassure, plusieurs traits d’humour jalonnent cet essai…

«Le rire est partout», affirme l’auteur, qui poursuit ainsi : «Il se raccroche à n’importe quel objet ou situation car il est d’abord dans la subjectivité, il tient au supplément de sens apporté par l’individu. » Le rire s’invite parfois dans des scènes triste

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Métailié, 2018
300 p. 22 €

Thierry Paquot

Philosophe, professeur à l'Institut d'urbanisme de Paris, il est spécialiste des questions urbaines et architecturales, et participe activement au débat sur la ville et ses transformations actuelles. Thierry Paquot a beaucoup contribué à diffuser l'oeuvre d'Ivan Illich en France (voir sa préface à Ivan Illich, La Découverte, 2012), et poursuit ses explorations philosophiques du lien entre nature,...

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« Lancer l’alerte », un dossier coordonné par Anne-Lorraine Bujon, Juliette Decoster et Lucile Schmid, donne la parole à ces individus prêts à voir leur vie détruite pour révéler au public des scandales sanitaires et environnementaux, la surveillance de masse et des pratiques d’évasion fiscale. Ces démarches individuelles peuvent-elles s’inscrire dans une action collective, responsable et protégée ? Une fois l’alerte lancée, il faut en effet pouvoir la porter, dans un contexte de faillite des espaces traditionnels de la critique.