Berlin 1989, Fall der Mauer, Chute du mur | Raphaël Thiémard wikimedia
Flux d'actualités

L'héritage de la génération 1989 en question

novembre 2019

 Trente ans après la chute du « rideau de fer », se pose la question de l’héritage de la génération 1989 qui a contribué à faire tomber l’un des pires régimes du XXe siècle.

C’était donc il y a trente ans. Des images de liesse, des embrassades, Mstislav Rostropovitch jouant du violoncelle devant le Mur de Berlin en voie de démolition. Les sourires sur les visages de Václav Havel et Lech Wałęsa, ces figures de la « révolution de velours » que le grand public européen découvre tout juste. L’histoire était loin d’être finie, mais des peuples européens avaient réussi ce que, encore quelques années auparavant, personne n’imaginait être possible : faire chuter, pacifiquement dans la plupart des cas, l’une des pires dictatures du XXe siècle.

À la fin des années 1980 et au début des années 1990, les révolutions pacifiques ont dû leurs succès à une multitude d’acteurs, de circonstances et d’événements. Il est possible toutefois d’affirmer que les anciens dissidents – devenus leaders du mouvement puis dirigeants d’États -, comme Václav Havel et Lech Wałęsa, ont joué un rôle clé dans la chute des régimes et la période de transition, parfois difficile, des pays d’Europe centrale et orientale. Un passage de la dissidence au pouvoir qui était tout sauf une évidence. Bronisław Geremek, qui a joué un rôle clé dans

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !