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JSA (2000) de Park Chan-wook
Flux d'actualités

Les Nord-Coréens dans les films sud-coréens : une dédiabolisation ?

La réouverture des discussions intercoréennes à la veille des Jeux olympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud, et la participation commune du Nord et du Sud à ces mêmes Jeux marquent un rapprochement orchestré par le nouveau gouvernement du Sud, né de la « Révolution des bougies » de l’hiver 2016. Ceci se fait au diapason de deux films sudistes récents et à succès, qui marquent un retour à une vision rénovée et plus positive des Nord-Coréens. Mais cette positivité retrouvée, de quoi est-elle réellement le nom ? Le cinéma sud-coréen lui a donné et lui donne encore des visages multiples et plus ambigus qu’il n’y paraît.

 

Un cinéma réactif à l’actualité politique

L’extrême réactivité du cinéma sud-coréen face à de nouvelles directives venues du gouvernement et de nouvelles tendances de l’opinion ne doit pas surprendre. Il existe, au départ, un potentiel de réaction issu de la structure de l’industrie : grâce à une organisation moins lourde et moins étalée dans le temps que celle que l’on connaît en France, les scénarios des films sud-coréens ont toujours été très réactifs à l’actualité. Les producteurs sud-coréens ont l’habitude de faire réécrire rapidement des scénarios qui s’accumulent dans les tiroirs depuis des années. Par comparaison, en France, il faut plusieurs années avant de voir un film se concrétiser, faisant souvent de son actualit

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Antoine Coppola

Réalisateur et maître de conférence à l’université Sungkyunkwan de Séoul, il est l’auteur de Le cinéma asiatique (L’Harmattan, 2004). Voir son article « Cinéma et agitation sociale en Corée du Sud » (www.esprit.presse.fr, le 5 avril 2017).