Un jour de pluie à New York : Photo Elle Fanning | Copyright 2019 Gravier Productions, Inc., Photo by Jessica Miglio
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Un jour de pluie à New York

octobre 2019

Comme dans Wonder Wheel[1], Woody Allen passe son aigreur sur un autre personnage de femme auquel il refuse la moindre complexité pour la réduire à l'état de marionnette stéréotypée de sitcom.

Woody Allen revient aux sources, à Manhattan. Après s'être malencontreusement exilé dans le Coney Island populaire des années 50 pour Wonder Wheel (2018), le cinéaste retrouve le New York chic et snob, quelque part entre trois des hôtels les plus anciens et les plus chers de la ville, le Pierre, le Carlyle et le Plaza.

On l'aura compris, dans Un jour de pluie à New York, Woody Allen est comme chez lui dans la description d'un milieu qu'il connaît bien, au croisement de deux élites, celle de la bourgeoisie argentée et celle des artistes, - du cinéma d'auteur en l'occurrence -, qu'il égratigne d'autant plus qu'elles le fascinent.

Deux jeunes gens viennent passer un week-end en amoureux à New York, loin de leur université chic et rurale. Bien sûr, rien ne se passe comme prévu. Le héros (Timothy Chalamet) va retrouver goût à l'urbanité et l'héroïne provinciale (Elle Fanning) va approcher le monde des artistes qu'elle croyait inaccessible.

Le film se veut léger, comme son personnage de jeune héros dandy qui hésite entre deux modes de vie, et qui, dans la plus belle séquence du film, découvre sa mère sous un aspect qu'il était loin de soupçonner.

On n'oubliera pas la première apparition de Madame Mère, dans une su

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Carole Desbarats

Pour avoir accompagné plusieurs générations d'étudiants à la Femis, Carole Desbarats s'intéresse à tous les aspects du cinéma, de son économie à son esthétique. Elle s'interroge aussi sur les responsabilités de la transmission, dans l'école et en dehors de l'école, notamment à travers l'association "Les Enfants du cinéma". Voir et comprendre le cinéma, ce n'est pas pour elle un exercice de…