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Photo : Louis Hansel @shotsoflouis
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Prendre les droits à l’environnement au sérieux

Depuis presque cinquante ans, les textes de loi qui consacrent le droit de vivre dans un environnement préservé se sont multipliés ; il reste à présent à les appliquer dans les faits, y compris lorsque cela exige des arbitrages difficiles. 

Pas un jour sans que les médias ne relatent des incendies indomptables ou des cyclones de plus en plus fréquents. Pas un jour sans mention des menaces que représentent l’accumulation de matières plastiques ou l’effondrement des espèces animales. Et voici que l’épidémie de Covid-19, peut-être associée à notre pression sur les écosystèmes, vient également nous rappeler la vulnérabilité de nos sociétés.

Pourtant, si la nécessité d’agir pour l’environnement est un diagnostic largement partagé, comme en témoignent les propositions de la Convention citoyenne sur le climat ou les résultats des élections municipales françaises au printemps 2020, cela ne se traduit encore que très peu par des changements dans nos modes de vies. En tout cas pas au niveau souhaitable. Nous n’avons pas fait de la catastrophe un scénario certain pour une action vigoureuse, comme nous y invite Jean-Pierre Dupuy1.

Aussi prédomine un sentiment d’impuissance. Est-ce à dire que rien n’ait été fait depuis la conférence de Stockholm de 1972, qui marque l’avènement du droit de l’environnement moderne ? Ce serait ignorer cinquante ans de développement régulier de ce droit, qui s’est traduit par une prise en compte de la protection environnementale à tous les niveaux de l’architecture juridique, y compris dans le droit constitutionnel ou les Traités européens.  Ce n’est pas tant l’absence de règles ambitieuses dans les textes que leur pleine

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