© Pascal Hourion
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Face à la violence de la rue, la fraternité

Quelque cinq cents personnes meurent en France chaque année sans domicile.

Quand on pense à la rue, on pense bien souvent à la violence, surtout aux bagarres que l’on peut voir entre personnes sans domicile et à ces moments où, sans aller jusqu’aux coups, on voit éructer un personnage aviné en bout de quai de métro. Et, très vite, ces images se superposent à tout ce qu’on pourrait mettre derrière ce terme de « violence »…

Tous les ans, le collectif Les morts de la rue enquête sur les quelque cinq cents personnes qui meurent en France chaque année sans domicile. Pour près de la moitié d’entre elles, à vrai dire, on ne connaît pas la cause du décès (pour la population générale, ce taux n’est que de 9 %). Mais pour les autres, un peu plus de la moitié (27 % contre 18 % dans la population générale) meurent de mort violente, dont 6 % d’homicide (soit seize fois plus que pour le reste de la population). Et les accidents sont 50 % plus nombreux que pour la population générale (4,2 % contre 3 %) ; il y a aussi beaucoup plus de noyades et de chutes, mais bien moins de suicides.

Ainsi, les chiffres semblent corroborer le sentiment de base : la rue est violente et les gens de la rue sont violents entre eux. La premi&egrav

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