Guichet automatique de la CPAM avenue de Bretagne à Rouen | Photo de Frédéric BISSON, déc. 2017 | Via Flickr (CC BY 2.0)
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L’administration « d'après » : confiance et ouverture ?

 La crise du coronavirus a montré l'importance des services publics. Il faut maintenant s'appliquer à les rendre plus accessibles, en éliminant les tracasseries administratives et les procès d'intention.

Souvent, face à l’administration, on pense à des grands soirs. À forte base idéologique. À droite, pour fustiger leur poids et souhaiter des réductions drastiques (on se souvient des « projets » de François Fillon). À gauche, pour estimer que le manque est total et que, sans forte hausse des effectifs et des moyens, rien ne sera possible. Rappelons avant tout que, si l’on peut discuter l’organisation des services publics, la crise du Covid aura permis de rappeler leur caractère essentiel pour la cohésion sociale. Et aussi de montrer qu’ils sont d’autant plus utiles qu’on est en situation de fragilité… Face à un virus inconnu, chacun peut se découvrir fragile et menacé.

Accessibilité

Les services publics doivent être accessibles. Cela suppose d’abord d’être gratuits. Il n’est pas normal que l’accès téléphonique à la CPAM (Caisse primaire d'assurace maladie), par exemple, soit facturé 6 centimes d’euro par minute. Surtout quand le service est difficilement accessible et que le compteur tourne. Mais même sans cela, car nombre de personnes parmi les plus précaires ne disposent pas de forfait permettant de payer ces surcoûts.

L’accessibilité pose aussi la question du «&nbs

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Nicolas Clément

Président de l'association Un Ballon pour l'insertion, responsable d’équipes d’accompagnement de familles à la rue et en bidonville au Secours Catholique, il est l'auteur de Dans la rue avec les sans-abri (Jubilé-Le Sarment, 2003) et de Une soirée et une nuit (presque) ordinaires avec les sans-abri (Cerf, 2015).